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Angoulême: non-lieu pour trois gilets jaunes qui avaient brûlé un mannequin d'Emmanuel Macron

Une caricature d'Emmanuel Macron brandie lors d'une manifestation des gilets jaunes à Béziers, le 19 janvier 2019.

Une caricature d'Emmanuel Macron brandie lors d'une manifestation des gilets jaunes à Béziers, le 19 janvier 2019. - PASCAL GUYOT / AFP

Trois personnes ont bénéficié d'un non-lieu en décembre dernier, alors qu'elles étaient jugées pour avoir brûlé un épouvantail à l'effigie d'Emmanuel Macron. De nombreux gilets jaunes s'en étaient violemment pris à une figure du président le 21 décembre 2018 à Angoulême.

Un non-lieu a été prononcé par le tribunal d'Angoulême vendredi 27 décembre dernier en faveur de trois gilets jaunes qui étaient poursuivis pour avoir brûlé un épouvantail à l'effigie d'Emmanuel Macron lors d'une manifestation le 21 décembre 2018, a-t-on appris ce mardi, confirmant une information du JDD.

Ce jour-là, un groupe d'environ 90 personnes avait organisé un simulacre de procès du président Macron, au cours duquel le mannequin avait été brûlé puis décapité. Les trois individus étaient poursuivis pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique" et "provocation non suivie d'effet au crime".

Me Florence Rault, avocate de l'un des trois prévenus, s'est félicitée de ce verdict ce mardi. Contactée par BFMTV.com, cette dernière a salué "un retour à la réalité" et "à un droit raisonnable".

L'ordonnance de non-lieu estime que "le procès fictif ne révèle pas chez ses concepteurs, acteurs ou spectateurs une réelle volonté d'appeler à tuer le président de la République". Le juge a aussi considéré que les propos avaient "pour but de faire rire ou sourire (…) quelle que soit la valeur humoristique qu'on peut leur accorder".

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Emmanuel Macron

Jeanne Bulant