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Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont retrouvés en tête-à-tête au tribunal

Vincent Crase et Alexandre Benalla.

Vincent Crase et Alexandre Benalla. - Bertrand Guay - Alain Jocard - AFP

Pendant plus d'une heure mardi dernier, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont partagé un box au palais de justice de Paris alors même que leur contrôle judiciaire leur interdisait de rentrer en contact.

Une situation ubuesque. Mardi dernier, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont partagé pendant plus d'une heure un box au palais de justice de Paris, a-t-on appris confirmant une information de RTL. Les deux accusés se sont retrouvés ensemble et ont pu échanger, alors même qu'ils étaient convoqués par les juges dans le cadre de la violation de leur contrôle judiciaire, après une rencontre datée à juillet dernier.

La scène se serait déroulée en début d'après-midi. Arrivés à 10 et 11 heures, Vincent Crase et Alexandre Benalla ont été entendus tour à tour par un magistrat. En cause: des enregistrements d'une conversation entre les deux hommes publiés par Mediapart qui aurait eu lieu le 26 juillet, 4 jours après leur mise en examen dans le dossier des violences du 1er-Mai, donc en totale violation de leur contrôle judiciaire. 

Absence de consignes

Dans l'attente d'une prise de décision par le juge sur cette violation de contrôle judiciaire, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été placés dans le même box, un endroit normalement réservé pour les avocats et leurs clients, par des policiers faute de consignes claires données par les magistrats sur l'avenir judiciaire des deux amis, précise la radio. Contactée par BFMTV, la présidence du tribunal de Paris se refuse à tout commentaire.

Mardi, la cour d'appel de la chambre de l'instruction examine la demande d'appel du placement en détention provisoire d'Alexandre Benalla et Vincent Crase. La semaine dernière, le président de la Chambre de l’instruction a rejeté la demande de suspension des effets du mandat de dépôt dans le cadre d'une procédure de référé-liberté engagée par les avocats des deux hommes. Les avocats des deux hommes pourraient s'appuyer sur cette rencontre mais aussi sur la validité des enregistrements de Mediapart qui ont conduit à ce placement en détention provisoire.

"La détention provisoire n’aurait pas dû être prononcée, a fait valoir sur BFMTV Me Christian de Saint-Palais, avocat de Vincent Crase. Il y a eu un début d’expertises qui ne sont pas terminées."
Justine Chevalier avec Sarah-Lou Cohen