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Affaire Grégory: le cousin de Murielle Bolle se confie après leur confrontation

DOCUMENT BFMTV - Il se dit serein et reposé après leur confrontation: le cousin de Murielle Bolle s'est confié en exclusivité.

C'était un rendez-vous judiciaire crucial, au coeur de l'affaire Gregory: la confrontation entre Murielle Bolle d'un côté, et son cousin de l'autre, ce vendredi. Mais, sans grande surprise, la situation n'a pas avancé. "Chacun des protagonistes" est resté "sur ses positions", a déploré à l'issue de cette rencontre le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc.

Qualifié d'affabulateur par l'un des deux avocats de Murielle Bolle, après les échanges de vendredi, le cousin de cette dernière s'est finalement confié à BFMTV. L'occasion pour lui de raconter sa version de leur confrontation. 

"On me traite de mythomane"

Selon l'homme, toujours anonyme, et aujourd'hui âgé de 54 ans, le dialogue était difficile à établir avec sa cousine, qui le traite de menteur:

"Elle (Murielle Bolle, NDLR) me répondait par 'Je ne sais pas, je ne me souviens pas, je ne me souviens plus, c’est un menteur'. C’était les trois réponses que j’ai eu tout le débat", nous explique-t-il.

Quant aux accusations également faites par l'un des deux avocats de la femme âgée de 48 ans, le cousin de Murielle Bolle affirme avoir sciemment choisi les ignorer: "J’ai refusé de répondre à cet avocat dans la mesure où, chaque fois, il me traite de mythomane, il m'insulte. Je lui demande de ne pas le refaire et il le refait après".

"Vous n'y étiez pas, mais moi j'y étais" 

Sur l'affaire en elle-même, l'homme maintient sa version des faits: il confirme avoir été présent au domicile des parents de Murielle Bolle le 5 novembre 1984: 

"Je lui ai dit 'Monsieur, vous n’avez pas le monopole de la vérité. Vous dites que moi j’ai le monopole du mensonge et de la vérité mais vous vous n’y étiez pas et moi j’y étais"' rétorque-t-il au micro de BFMTV.

"J'ai des éléments qui prouvent que je connaissais Murielle Bolle" 

L'un des conseils de sa couine a par ailleurs tenté de le déstabiliser, lui reprochant par exemple de ne pas connaître le "nom du chien" de Murielle Bolle:

"Je me souviens d’un cousin et d’une cousine mais je ne vais peut-être pas me souvenir d’un chien. Elle arrive à ne pas se souvenir d’un cousin. Elle se rappelle de mes sœurs mais elle ne se rappelle pas de moi alors que j’étais régulièrement là-bas". 

"Donc qui se fout du monde? Qui se fout de l’autre? Je me suis souvenu de tous les surnoms qu’elle a aujourd’hui reconnu avoir. J’ai exposé les plans de la maison, je ne peux pas faire mieux pour prouver ma bonne foi" confie-t-il.

"L'incarcération de Murielle Bolle ne tient pas à mon témoignage" 

L'homme a tenu à préciser un dernier point important à ses yeux:

"L’incarcération de Murielle ne tient pas à mon témoignage: aujourd’hui quand vous avez un avocat qui prétend cela, ce monsieur-là met ma vie en danger".

Le cousin de Murielle Bolle attend désormais la suite de l’enquête. La prochaine échéance pour sa cousine est prévue vendredi prochain au cours de laquelle sa demande de remise en liberté sera examinée.

Pauline Armandet avec Jérémie Paire, Maël Agostini et Marine Scherer