BFMTV

Affaire Benalla: une expertise réfute tout montage dans les enregistrements de Mediapart

La rédaction de Médiapart avait-elle le droit de refuser la perquisition de ses locaux?

La rédaction de Médiapart avait-elle le droit de refuser la perquisition de ses locaux? - -

Dans les enregistrements de conversations entre Benalla et Crase, la rédaction assure également que la police scientifique privilégie l'utilisation d'un dictaphone ou d'un smartphone plutôt que l'écoute téléphonique.

Mediapart annonce ce mercredi sur son site qu'une expertise fournie par la police scientifique "confirme l'absence totale de montage" dans les enregistrements de juillet 2018 d'Alexandre Benalla et Vincent Crase, dans lesquels est notamment évoqué un contrat de sécurité avec un oligarque russe.

L'écoute téléphonique exclue

La rédaction d'Edwy Plenel assure également que le rapport "privilégie la piste d'un enregistrement par un dictaphone ou un smartphone", plutôt que de celle d'une "sonorisation d'appartement". L'écoute téléphonique est quant à elle complètement exclue.

Le site d'investigation précise néanmoins que certaines conclusions sont partielles car "la durée de la conversation était trop courte pour être exploitée". 

Fin janvier, Mediapart dévoilait des enregistrements audio d'une rencontre entre Alexandre Benalla et Vincent Crase le 26 juillet, alors que les deux hommes étaient tous deux placés sous contrôle judiciaire. Mis en examen pour les violences du 1er-Mai pour "violences en réunion", il leur était interdit d'entrer en contact. 

Contrat de sécurité avec un oligarque russe

Au total, la rédaction a livré sept enregistrements de conversation entre l'ancien chargé de mission à la présidence de la République et l'ancien responsable de la sécurité de La République en marche.

Dans ces derniers, Alexandre Benalla y parle ouvertement de son implication dans l'établissement d'un contrat de sécurité passé avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, alors qu'il travaillait encore à l'Elysée. Vincent Crase et son interlocuteur évoquent tout bonnement la suppression d'éléments pouvant intéresser les enquêteurs. 

À la demande des juges d'instruction, ces enregistrements ont depuis été remis par Mediapart entre les mains de la justice.

Esther Paolini