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A320: que va-t-il se passer maintenant sur le site du crash?

Des gendarmes sur les lieux du crash de l'A320 de la Germanwings.

Des gendarmes sur les lieux du crash de l'A320 de la Germanwings. - Denis Bois - GripMedia - AFPTV - AFP

Une semaine après le terrible crash de l'A320 de la Germanwings, qui a fait 150 morts, les recherches se poursuivent sur les lieux de l'accident, dans les Alpes-de-Haute-Provence, pour récupérer les ADN des victimes et tenter de localiser la deuxième boîte noire.

Après le choc de l'accident et les révélations sur le copilote, Andreas Lubitz, l'enquête se poursuit sur les lieux du crash de l'A320 de la Germanwings, dans les Alpes françaises. Les recherches pour identifier toutes les victimes ont repris ce mardi matin.

Une piste d'accès à la zone du crash

Le cheminement des gendarmes et policiers chargés de l'enquête vers la zone du crash est désormais facilité puisqu'une piste a été aménagée dimanche. L'installation permet aux enquêteurs de ne plus dépendre des hélicoptères, mais aussi de travailler plus rapidement et de rapporter plus de prélèvements.

Trente-cinq personnes ont ainsi pu être emmenées en camion sur les lieux de l'accident ce mardi matin, avec leur matériel. Pour l'heure, les enquêteurs ont ramassé et rapporté "plus de 4.000 pièces", débris de l'avion et corps confondus. "Nous espérons qu'avec cette façon de progresser, nous pourrons terminer d'ici 24 heures la relève des corps", a indiqué le lieutenant-colonel Menichini, au micro de BFMTV.

L'autre objectif est de retrouver la seconde boîte noire, qui contient les données du vol. Pour ce faire, les enquêteurs effectuent chaque jour des sondages par perche dans la terre, au cas où l'enregistreur de vol, crucial pour la suite de l'enquête, aurait été enterré.

Calendrier précis 

Les opérations vont se poursuivre selon un calendrier précis. Les prélèvements ADN isolés devraient être disponibles d'ici 24 heures.

Sur les lieux du crash, l'enquête se poursuivra jusqu'au 8 avril, date à laquelle les équipes doivent avoir "terminé le travail de rapatriement des corps et des pièces importantes de machine", selon une source proche de l'enquête.

Une phase de décontamination, ou dépollution, sera ensuite mise en place, et réalisée par une société civile payée par la Lufthansa, la maison-mère de Germanwings. Il s'agira d'évacuer les débris de l'avion, pour que les familles des victimes puissent aller se recueillir sur les lieux du crash, comme beaucoup en ont exprimé le souhait.

A.S.