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17 gardes à vue après l'incendie du péage de Bandol

Un ouvrier de Vinci Autoroutes sur le lieu de l'incendie, le 18 décembre 2018.

Un ouvrier de Vinci Autoroutes sur le lieu de l'incendie, le 18 décembre 2018. - Gérard Julien - AFP

Dix-sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue après l'incendie du péage de Bandol, dans le Var.

La barrière de péage de Bandol, sur l'autoroute A50 dans le Var, a été incendiée au cours de la nuit de lundi à mardi. "Deux à trois cabines" ont été détruites selon une source policière à l'AFP. Les installations de Vinci Autoroutes ont déjà été visées plusieurs fois en marge du mouvement des gilets jaunes.

Dix-sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour le chef de "participation à un groupement en vue de commettre des dégradations", selon une source policière à BFMTV. D'après cette même source, les interpellés sont essentiellement des hommes et portaient tous un gilet jaune. Ils sont âgés de 20 à 50 ans environ.

A la suite de ce sinistre, l'autoroute qui relie Marseille à Toulon a été fermée dans les deux sens à la suite de ce sinistre, avec une sortie obligatoire à La Cadière-d'Azur ou La Seyne-sur-Mer, selon Vinci Autoroutes.

250 sites de Vinci touchés par les rassemblements de gilets jaunes

L'incendie, déclaré vers 22h30 et été maîtrisé environ deux heures plus tard, est le dernier en date sur le réseau autoroutier, touché par de nombreuses occupations et dégradations depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Dimanche, le groupe Vinci a estimé à "plusieurs dizaines de millions d'euros" le montant des dégâts commis sur l'ensemble de son réseau depuis un mois. 

"Près de 250 sites ont ainsi été impactés quotidiennement par les actions des manifestants", a-t-il ajouté.

Les mises à feu volontaires ont notamment détruit six bâtiments d'exploitation, dont la direction régionale de Narbonne, 33 véhicules d'intervention, 15 échangeurs et plateformes de péage, et dégradé les chaussées en de nombreux endroits, selon un bilan dimanche.

B.L. avec Cécile Ollivier et AFP