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ONPC: Vanessa Burggraf reconnaît des "imprécisions" face à Najat Vallaud-Belkacem

Vanessa Burggraf.

Vanessa Burggraf. - Capture France 2

La chroniqueuse de France 2 a admis à demi-mot avoir imputé à tort la réforme de l'orthographe à l'ancienne ministre de l'Education nationale.

Orthographe et fake news, acte II. Après les déclarations de Laurent Ruquier sur le "coup politique" supposé de Najat Vallaud-Belkcam, Vanessa Burggraf a livré sa version des faits au sujet de la polémique sur la réforme de l'orthographe dans On n'est pas couché, samedi soir.

Dans un entretien accordé à Téléobs, la chroniqueuse a reconnu avoir fait preuve d'imprécision en faisant référence à cette réforme très controversée comme étant du fait du ministère de l'Education nationale, alors qu'il s'agissait en réalité d'une réforme datant de 1990 et remise au goût du jour par les éditeurs de manuels scolaires. "Si j’ai commis une erreur, elle relève de l’imprécision", a admis la journaliste, intégrée à l'équipe de chroniqueurs en remplacement de Léa Salamé. "Je n’ai pas souligné que cette réforme de l’orthographe datait de 1990 et je lui en fait endosser la paternité. Mea culpa."

Selon la journaliste, sa question était en réalité destinée à déterminer si le ministère de l'Education nationale avait son mot à dire sur les réformes édictées par l'Académie française en matière d'orthographe. Pourtant, dans la séquence, il semble bien que Vanessa Burggraf reproche à l'ancienne ministre de l'Education nationale d'avoir appauvri le niveau de langue des écoliers en menant cette réforme, prenant l'exemple des devoirs de sa propre fille.

"Pouvait-elle, oui ou non, donner son avis sur cette réforme, avait-elle ou non son mot à dire, disposait-elle d’une marge de manœuvre?", se demande aujourd'hui l'ancienne présentatrice de France 24. "Je voulais emmener le débat sur le terrain idéologique de l’éducation. Certains l’ont parfois accusée de faire du nivellement par le bas, de ne pas avoir une vision élitiste. J’aurais aimé ouvrir ce débat avec elle."

Vanessa Burggraf justifie ses propos par le fait que "tous les journalistes de la place de Paris" avaient relayé ces informations - sous-entendu, qu'il ne s'agit pas de rumeurs issues de la fachosphère anonyme. "Si cette question n’avait pas été dérangeante, elle m’aurait elle-même rappelé que la réforme datait de 1990", ajoute la journaliste, reconnaissant donc à demi-mot qu'elle ignorait, au moment de l'enregistrement de l'émission, l'origine même de cette réforme.

Mathilde Joris