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ONPC: hilare, Vallaud-Belkacem accuse Burgraff de "fake news"

Najat Vallaud-Belkacem et Vanessa Burggraf dans ONPC

Najat Vallaud-Belkacem et Vanessa Burggraf dans ONPC - Capture d'écran France 2

L'ancienne ministre, sidérée et au bord du fou rire, a indiqué à la journaliste qu'elle relayait de fausses informations, notamment au sujet de la réforme de l'orthographe.

Vanessa Burggraf et Najat Vallaud-Belkacem ont eu un échange musclé, ce samedi soir, sur le plateau d'On n'est pas couché, sur France 2. L'ancienne ministre de l'Education, venue présenter son nouveau livre La vie a plus d'imagination que toi, a été pointée du doigt par la chroniqueuse au sujet des heures de cours de français "trop peu nombreuses au collège" à son goût, et de "la réforme de l'orthographe", qui l'a selon elle "atterrée". 

"Non mais alors là franchement, excusez-moi", s'est exclamée l'ancienne ministre, prise d'un rire nerveux. "Vanessa, Vanessa! Je n'ai jamais mené de réforme de l'orthographe. C'est une fake news! Mais c'est pas possible, vous vous rendez compte?".

"Vous êtes journaliste et vous relayez ça? Je suis furieuse"

"Dans l'école de ma ville, il y a des dictées où on enlève l'accent circonflexe. (...) Donc vous dites que c'est une fake news?", a contre-attaqué Vanessa Burgaff devant une Najat Vallaud-Belkacem sidérée.

"J'en reviens pas. Mais évidemment. Tout comme je n'ai pas imposé l'apprentissage obligatoire de l'arabe au CP. Vous y avez aussi cru peut-être? Ca fait trois ans que je suis sujette à tous les mensonges de la Terre, et vous, vous êtes journaliste, vous tombez dedans et vous relayez ça? Je suis furieuse", a répondu la socialiste sous les applaudissements du public.

"J’avais des dictées à faire à ma fille, il y avait la réforme de l’orthographe, et j'étais atterrée. Ça n'engage que moi", a conclu la journaliste.

En réalité, Najat Vallaud-Belkacem n'a en effet rien à voir avec cette fameuse réforme de l'orthographe, qui avait certes fait polémique début 2016, mais avait été approuvée par l'Académie nationale bien avant... en 1990. De plus, celle-ci n'existe pas vraiment: il s'agit en réalité de rectifications orthographiques et facultatives, proposées par le Conseil supérieur de la langue française. D'ailleurs, il "ne revient pas au ministère de l’Éducation nationale de déterminer les règles en vigueur dans la langue française", pouvait-on déjà lire en 2016 dans un communiqué publié sur le site de l'ancienne ministre.

N.B.