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Nabilla lance son docu-réalité: "J'ai été réduite à un physique alors que j'étais bien plus que ça"

Nabilla au Festival de Cannes 2014.

Nabilla au Festival de Cannes 2014. - Bertrand Langlois - AFP

Invitée sur France Inter, la vedette de 29 ans est revenue sur ses débuts et l'hostilité que les médias lui ont témoigné.

Candidate de télé-réalité hier, influenceuse et cheffe d'une entreprise de cosmétiques aujourd'hui. Dans Nabilla: sans filtre, son docu-réalité qui sortira vendredi sur Amazon Prime, Nabilla revient sur son parcours et invite les spectateurs à suivre les préparatifs de son mariage, célébré l'été dernier au château de Chantilly. Invitée ce mercredi sur France Inter, elle est revenue sur le traitement que les médias lui ont réservé il y a une dizaine d'années, alors qu'elle avait à peine 20 ans et qu'elle venait d'être révélée par l'émission Les Anges.

Nabilla: sans filtre diffuse des images d'archives de ses invitations sur les plateaux des médias généralistes. Elle y est tour à tour qualifiée de "gamine de cinq ans avec des gros seins" ou de "figure du néan". "Vous auriez dû commencer par le Journal du Hard", lui lance-t-on. Des images qui n'auraient plus leur place à l'écran aujourd'hui, selon elle:

"J'ai eu la projection (de Nabilla: sans filtre, ndlr) il y a quelques jours, dans une salle plutôt remplie", raconte-t-elle au micro de France Inter. "Les gens m'ont dit 'Maintenant, en 2022 (sic), s'il se passait ça, ça ne passerait plus'. Tu ne peux pas réduire une femme à son physique et la rabaisser de cette manière, tu ne peux pas te permettre ça avec une jeune femme de 20 ans."

"Tous ces gens avaient le double de mon âge, c'était facile pour eux", poursuit-elle. "Je venais d'arriver, j'étais toute jeune, je me cherchais un peu, et sous prétexte que j'avais mis quelques décolletés et quelques jupes, j'ai été réduite à un physique alors que j'étais bien plus que ça (...) Depuis #MeToo, #BalanceTonPorc et tous ces mouvements, je pense que les gens sont devenus solidaires sur les réseaux sociaux. Ils n'acceptent pas le rabaissement des autres."

"J'ai appris sur le tas et je suis devenue une personne cultivée"

Femme d'affaires et mère de famille (elle a un fils de deux ans avec son époux, Thomas Vergara), elle estime avoir tiré profit de cette hostilité médiatique: "Ils ne s'en rendaient pas compte, mais j'apprenais auprès d'eux. À force de discussions avec des gens qui font partie du Monde, du Figaro, de L'Express, de Libération, tous ces médias... des gens qui ont du savoir - qui ne sont pas forcément intelligents, mais qui ont du savoir - j'ai appris des choses. Au final, c'est de cette manière que j'ai su me développer. J'ai appris sur le tas et je suis devenue une personne cultivée, maintenant!"

Elle évoque également le caractère soudain de sa notoriété, arrivée à une étape charnière de son développement: "Il y a une période où l'on va se construire en tant que femme. C'est souvent entre 16 et 20 ans qu'on essaie de trouver sa personnalité, de découvrir qui on est, et ce n'est pas toujours facile de le faire devant des gens. J'aimais toute cette féminité, me mettre en avant, peut-être que parfois je le faisais mal, j'avais moins de style que maintenant. C'était tout un apprentissage, qui a fait de moi ce que je suis maintenant."

Outre son parcours et la célébration de son mariage, Nabilla: sans filtre reviendra également sur ses rapports compliqués avec son père et sur sa condamnation, en 2016, pour avoir poignardé son compagnon. La jeune femme a passé un mois derrière les barreaux: "Le milieu carcéral, il faut y avoir été pour comprendre ce que c'est", déclare-t-elle à France Inter. "C'est une période qui a occasionné beaucoup de remise en question, ça m'a fait devenir celle que je suis aujourd'hui (...) ça m'a fait évoluer, grandir."

https://twitter.com/b_pierret Benjamin Pierret Journaliste culture et people BFMTV