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Les Terriens du samedi: débat houleux entre vegans et bouchers

"Les Terriens du samedi"

"Les Terriens du samedi" - Capture d'écran C8

Le débat "Vegan vs bouchers: La guerre est déclarée!" organisé lors de l'émission de Thierry Ardisson a été plus que tendu.

Ce sont deux mondes que tout oppose qui se sont affrontés hier sur le plateau des Terriens du samedi. Sous le titre "Vegan vs bouchers: La guerre est déclarée!", Thierry Ardisson a lancé un débat qui a rapidement tourné au vinaigre.

D'un côté, Solveig Halloin, "militante animaliste" et porte-parole de "Boucherie Abolition", et Alexandra Blanc, présidente du mouvement Vegan Impact. De l'autre, Cédric Neveu, artisan-boucher dont l'établissement a été attaqué par six personnes, et Étienne Gangneron, éleveur et vice-président de la FNSEA, principal syndicat agricole.

La première altercation a eu lieu entre Yann Moix et Solveig Halloin, après que cette dernière a affirmé que les bouchers étaient responsables d'un "génocide industriel", et parlé d'Holocaust envers les animaux, qu'elle a comparé aux survivants de la Shoah.

"Non mais attendez, vous n'allez pas comparer le massacre de millions de Juifs avec ça, c'est obscène", lui a répondu le polémiste, menaçant plus tard de "quitter le plateau" tant il était agacé. 

"Taisez-vous!"

La discussion a dérapé un nouvelle fois lorsque Etienne Gangneron a assuré que les sites pro-vegans mettaient trop en avant la possibilité de faire de dons et les legs, estimant que le combat des deux femmes face à lui n'était qu'une "histoire de pognon". Une accusation à laquelle Alexandra Blanc a vivement réagi, recevant en contrepartie un "Taisez-vous un peu!" virulent de la part de son interlocuteur. "On se calme. On échange des arguments", est alors intervenu Thierry Ardisson, soutenu par Laurent Baffie.

"Vous parlez de tout ce qui vous oppose, et jamais de ce qui vous rassemble", a expliqué le chroniqueur afin d'apaiser l'échange. "Si vous voulez vous faire entendre, il faut parler moins fort, parce que vous criez et on ne vous écoute plus. Je comprends que vous soyez ulcérés, mais votre parole s'annule parce qu'on a plus envie de vous écouter."
N.B.