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Karine Le Marchand ce soir dans l'Amour est dans le pré: "Pour une fois que la télévision fait du bien aux gens"

Karine Le Marchand revient ce lundi 20 août pour la 13e saison de l'Amour est dans le pré.

Karine Le Marchand revient ce lundi 20 août pour la 13e saison de l'Amour est dans le pré. - Sylvie Lancrenon - M6

L'émission de dating agreste de M6 est de retour ce lundi soir, avec une recette quasi-inchangée et une Karine Le Marchand toujours très en forme.

Mais où était donc passé L'amour est dans le pré? Pour la toute première fois depuis son lancement, l'émission de dating en milieu agricole n'a pas accompagné notre été. Point de roucoulade d'agriculteurs, ni de blagues olé-olé de Karine Le Marchand. Coupe du Monde oblige, M6 a préféré retarder la diffusion de son programme phare, qui démarre donc ce lundi soir à 21h.

Que le téléspectateur se rassure, si le calendrier a changé, la recette reste la même. Pourquoi la modifier, quand tout ronronne aussi bien qu’une moissonneuse-batteuse. "C’est la seule marque qui nous fait gagner des points", assure la chaîne. Les audiences, qui ont connu un pic en 2012, se sont stabilisées à plus de 4 millions de téléspectateurs en moyenne.

"Ils ne sont pas les mêmes à la fin"

La campagne française est toujours aussi belle, à hauteur de drone. L'herbe est verte, les blés sont blonds, les feuilles des arbres mordorées dans le soleil... Les agriculteurs sont émus et émouvants. Karine Le Marchand promène sa silhouette longiligne, et débite avec gourmandise des vannes coquines, assise sur une botte de paille. Le cocktail habituel de moments drôles et émouvant est bien là. Il va y avoir "beaucoup d'amour, des mauvais choix, des tranches de vie", promet Karine Le Marchand.

Quelques "innovations" émaillent cependant cette 13e saison, mais rien d'ébouriffant: un (timide) osiériculteur-vannier fait partie du casting, une profession jamais croisée dans l'émission. Il y a aussi un bel ostréiculteur breton, barbu et gay (mais il n'est pas le premier), et un éleveur de taurillons dont la particularité est de vivre sur l’île de la Réunion.

Aude, l'une des candidates de l'émission revenue à Paris pour assurer la promotion souligne que le programme est "très suivi et très apprécié" dans le milieu agricole. "En général le mardi matin, les agriculteurs ont le sourire jusque-là", confie-t-elle, précisant qu'ils portent aussi un regard professionnel sur les pratiques de leurs confrères.

Lourds secrets

Et s'il n'y a pas de réelle nouveauté cette année, d'histoire d'amour express, comme l'année dernière, ou de coup de théâtre, Karine Le Marchand vante inlassablement la bienveillance du programme. "Pour une fois que la télévision fait du bien au gens, qu'elle leur apporte quelque chose de bienveillant. Même s'ils ne trouvent pas l'amour, ils ne sont pas les mêmes à la fin", assure-t-elle, évoquant une "thérapie" pour les candidats, dont certains profitent de l'émission pour livrer de lourds secrets. "Ca brasse", lâche le pudique Patrice.

Pour Karine Le Marchand, L'amour est dans le pré relève du "docu-réalité". L'émission a pour ambition "d'éviter la caricature", comme le souligne l'animatrice, et de ne jamais tomber dans les travers de la téléréalité. "Dans la téléréalité, tout est écrit. On dit 'il nous faut une bimbo', 'Il nous faut quelqu'un de 35-45 ans, un beau brun musclé, on va prendre le débile de service. Tout est écrit. (...) On met des gens dans des situations qui ne sont pas naturelles. Les gens sont castés pour ne pas être naturels".

"Cas de conscience"

Pas d'ingérence donc, dans les histoires d'amours des candidats. Il arrive pourtant que des agriculteurs "demandent conseil à l'ingé-son", qui les suit pendant les 14 semaines que dure le tournage dans la ferme et tissent un lien avec eux. "Il est arrivé qu'un ingé-son repère un truc, évoque Karine Le Marchand, genre la nana téléphone à quelqu'un et oublie qu'elle a un micro, et l'ingé-son entend. C'est un cas de conscience. Si la nana n'est pas sincère, là on le dit. C'est notre agriculteur qu'on chérit."

Et si elle cuisine avec talent les candidats, Karine Le Marchand joue le jeu et dévoile parfois un peu de sa vie à elle. "Je serais bien mal partie de juger l'histoire d'amour des gens", rigole-t-elle ainsi, faisant allusion à de récents épisodes personnels.

"En fait, t'es un psy"

"Je trouverais ça extrêmement malhonnête de ma part de leur demander de me livrer quelque chose de très intime et de dire 'ah mais non, moi il m'arrive rien, tout va bien, moi je fais caca des roses le matin. Non. Je trouverais ça indécent. Après on n'est pas là pour parler de moi, donc on ne garde pas au montage tout ce que je peux dire. Mais on a un échange".

"Il y a des choses qu'on ne pensait pas dire à la télé, on voulait garder ça pour nous et finalement on le balance. En fait, t'es un psy", plaisante Emeric, pépiniériste breton.

"Je dis souvent, mais ce n'est jamais repris dans les interviews: 'c'est un peu comme quand on va aux p****, quand on vient me voir, on sait qu'on va y passer", lance Karine Le Marchand, ravie de son effet, tandis que les attachés de presse blêmissent.

Rendez-vous ce soir, pour découvrir le premier épisode de cette 13e saison.

Magali Rangin