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Arthur: "Aujourd'hui, j'ai des personnes qui m'accompagnent en permanence pour me protéger"

L'animateur de TF1 Arthur.

L'animateur de TF1 Arthur. - David Merle - TF1

L'animateur a confié au Monde être la victime d'attaques antisémites sur les réseaux sociaux, et se déplacer entouré de gardes du corps qui assurent sa sécurité.

Arthur a accordé au Monde une longue interview. Il y parle de ses projets, de ses émissions et de ses échecs. Il y évoque aussi l'antisémitisme et ce qu'il décrit comme "la banalisation du racisme". Répondant à une question sur la détestation qu'il suscite parfois et un éventuel lien avec l'antisémitisme, l'animateur de TF1 a déclaré qu'il ne fallait pas "uniquement se réfugier derrière l'antisémitisme".

"Ceci dit, dès qu’il se passe quelque chose en Israël ou autour du Front national, je remarque que je prends des grosses salves d’antisémitisme. Aujourd’hui, j’ai des personnes qui m’accompagnent en permanence pour me protéger. Ce n’est pas normal. Il y a une banalisation inédite du racisme et de l’antisémitisme".

Ce n'est pas la première fois que l'animateur parle de l'antisémitisme qu'il subit, notamment sur les réseaux sociaux. Celui qui vient de lancer une nouvelle émission de radio sur Ouï FM et anime Vendredi tout est permis, sur TF1, y a souvent été la cible de tweets haineux. "Les gamins incultes qui m’insultent sur les réseaux sociaux le font à visage découvert. Ils n’ont pas conscience une seconde que c’est interdit par la loi et que c’est gravissime", explique-t-il encore au Monde.

"Je ne voulais plus sortir de chez moi"

Début mai, il s'en était déjà ouvert au magazine Technikart, évoquant "des banderoles avec des enfants ensanglantés dessus", brandies lors de ses spectacles. C'était après la publication d'une tribune de Dieudonné l'accusant de financer l'armée israélienne. "C’était la première fois que je voyais de l’antisémitisme physiquement", décrit-il.

"Je ne voulais plus sortir de chez moi, j’ai commencé à flipper. C’est à partir de là que j’ai commencé à vivre à l’étranger. J’ai passé deux ans à Los Angeles en y faisant des allers-retours avant de m’installer à New York pour essayer de vendre des émissions aux Américains".

M. R.