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Edward, Andrew, Diana... avant Harry et Meghan, ils ont renoncé à leurs engagements royaux

Meghan Markle et le prince Harry à Londres, le 12 mars 2018

Meghan Markle et le prince Harry à Londres, le 12 mars 2018 - Daniel Leal-Olivas - AFP

Harry et Meghan ne sont pas les premiers dans la famille royale britannique à renoncer à leurs engagements publics. Certains l'ont fait de leur plein gré, d'autres non.

Oubliant quelques instants le Brexit, la presse britannique ne parle que de cela, ce jeudi 9 janvier: le retrait du prince Harry et de Meghan Markle de leur rôle de premier plan au sein de la famille royale, et leur souhait de gagner leur vie et de s'installer une partie de l'année en Amérique du Nord. 

Même si cette annonce est loin de revêtir la même importance que l'abdication du roi Edouard VIII, difficile de ne pas y penser.

Harry n'est que sixième dans l'ordre d'accession au trône, et son désistement ne représente pas la même onde de choc et ne va pas créer la même crise que l'abdication d'Edouard VIII l'année même de son accession au trône. Edouard VIII, fils aîné de George V, devait lui succéder à sa mort en 1936, mais a préféré abdiquer pour pouvoir épouser Wallis Simpson, une Américaine divorcée et roturière dont il était follement amoureux.

De Wallis à Meghan

Américaine, divorcée, roturière... voilà qui rappelle Meghan Markle. Même si les temps ont changé et que Harry a été autorisé à épouser l'actrice tout en restant au sein de la famille royale, la presse britannique voit dans la volonté du couple de quitter ses royales fonctions, l'oeuvre de Meghan Markle. En témoigne le jeu de mot valise utilisé par les tabloïds: "Megxit". 

Edouard VIII et Wallis Simpson en 1936.
Edouard VIII et Wallis Simpson en 1936. © Daily Herald Archive at the National Media Museum

Après son abdication, Edouard, reçut le titre de duc de Windsor ainsi que celui d'Altesse royale. On ignore encore si le retrait du prince Harry impliquera qu'il doive renoncer à ses titres de duc de Sussex, de prince et d'altesse royale. L'annonce de Harry et Meghan sur leur compte officiel est en tout cas signée "Their Royal Highnesses, The Duke and Duchess of Sussex" (leurs altesses royales, le duc et la duchesse de Sussex). 

Andrew et l'affaire Epstein

Ce n'est pas le seul retrait au sein de la famille royale britannique, volontaire ou imposé. Le dernier en date est même très récent, puisqu'il s'agit du prince Andrew, fils de la reine. Ses liens avec le financier américain et délinquant sexuel Jeffrey Epstein ont entraîné sa chute. Il a ainsi annoncé fin 2019, son retrait de toute activité publique "dans un avenir prévisible", après avoir donné une interview catastrophique pour son image à la BBC, dans laquelle il n'exprimait aucun regret, ni pour ses liens avec Epstein, ni pour ses victimes. Depuis, il n'a quasiment plus été vu en public et a dû démissionner de bon nombre d'associations qu'il parrainait.

Le prince Andrew, duc d'York, en Allemagne le 3 juin 2014.
Le prince Andrew, duc d'York, en Allemagne le 3 juin 2014. © Swen Pförtner - DPA - AFP

Dans les pas de la princesse Diana

Le prince Harry, très attaché à sa mère la princesse Diana, disparue quand il n'avait que 12 ans, suit un peu sa trace. L'effacement de Diana de la famille royale s'est fait en deux temps: en 1993, elle avait annoncé qu'elle réduisait ses engagements pour mener une vie privée, après sa séparation à l'amiable d'avec le prince Charles. Après leur divorce en août 1996, elle avait démissionné de dizaines d'associations caritatives et avait été déchue de son titre d'Altesse Royale, sortant ainsi de la "firme".

Autre parallèle avec son fils Harry: ses relations compliquées avec la presse tabloïd, qui l'a traquée toute sa vie durant, l'une des raisons avancées par son fils pour échapper au carcan royal.

La princesse Diana, en juin 1997, quelques mois avant sa mort.
La princesse Diana, en juin 1997, quelques mois avant sa mort. © Jamal A. Wilson - AFP

Fergie et "l'annus horribilis"

Sarah, duchesse d'York et ex-femme du prince Andrew a elle aussi été mise à l'écart de la famille après leur divorce en 1996, la même année que celui de Charles et Diana -"l'annus horribilis" d'Elizabeth II. Elle apparaît toutefois dans certaines réunions de famille avec ses deux filles, Beatrice et Eugenie, comme au mariage de Harry et Meghan en 2018.

Magali Rangin avec AFP