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13 Reasons Why: selon une étude, la série pourrait avoir une influence négative sur les adolescents fragiles

"13 Reasons Why" revient pour une saison 3

"13 Reasons Why" revient pour une saison 3 - Netflix

Une étude américaine suggère l'impact de ce programme, centré sur le suicide d'une lycéenne, sur les adolescents fragiles.

C'est la question soulevée par les critiques de 13 Reasons Why depuis la diffusion de sa première saison, en 2017: la série pour adolescents, centrée sur le suicide de l'un des personnages, a-t-elle de quoi inquiéter leurs parents? Une étude menée par l'Université du Michigan et publiée mardi par Psychiatric Services semble démontrer que oui.

87 adolescents traités par des services d'urgence psychiatrique pour des problèmes liés au suicide ont été sondés, comme le précise Buzzfeed qui rapporte l'information. Le questionnaire qui leur a été remis a révélé que 49% d'entre eux avaient vu au moins un épisode, et que 84% avaient regardé la série seuls. Surtout, 51% ont estimé que le visionnage du programme avait augmenté leurs risques de passage à l'acte, évoquant leur identification au personnage principal, Hannah Baker.

La série évoquée par les patients

Produite par la chanteuse Selena Gomez, 13 Reasons Why suit un groupe de lycéens bouleversés par le suicide de l'une de leurs camarades. Cette dernière, avant de se donner la mort, a enregistré 13 cassettes destinées à chacun d'entre eux. Autant d'éléments pour expliquer son geste, qui les confrontent à leurs propres responsabilités.

Le Docteur Victor Hong, directeur de l'étude, a expliqué à Buzzfeed que cette recherche avait été lancée face au nombre grandissant de jeunes patients suicidaires évoquant la série comme une influence.

Une inquiétude tenace

13 Reasons Why a été renouvelée pour une saison 3 en juin dernier. Depuis 2017, plusieurs voix se sont élevées au sujet des dangers potentiels du programme. Quelques semaines après la sortie de la saison 1, plusieurs écoles canadiennes avaient fait part de leurs inquiétudes, appuyées par le ministère de la Santé. À la même époque, une étude avait démontré que les recherches sur le suicide avaient explosées sur le Web après la diffusion.

Malgré tout, les conclusions de ces nouvelles recherches appellent à la prudence: "Bien que d'autres recherches soient nécessaires, les résultats suggèrent une vulnérabilité particulière face aux thèmes de la série parmi les jeunes concernés par le suicide."

"Notre étude ne confirme pas que la série augmente les risques de suicide, mais elle confirme que nous devrions vraiment nous inquiéter de son impact sur les jeunes impressionnables et vulnérables", explique-t-il encore sur le blog du laboratoire de l'université.

B.P.