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Rétrospective Polanski: les féministes appellent à un rassemblement ce lundi

Roman Polanski en mai 2017 à Cannes.

Roman Polanski en mai 2017 à Cannes. - Valéry Hache - AFP

Après une pétition lancée vendredi contre la rétrospective Polanski à la Cinémathèque de Paris, les féministes appellent à une manifestation ce lundi à 20 heures.

Les féministes d'Osez le féminisme appellent à un rassemblement devant la cinémathèque de Paris, ce lundi à partir de 20 heures, pour manifester contre la rétrospective Roman Polanski qui doit y être inaugurée.

"On espère pouvoir faire annuler cette rétrospective, ou faire annuler sa venue. Après tout, il n'est pas venu aux César en début d'année", a déclaré ce lundi matin Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole de l'association "Osez le féminisme" sur RMC. Pressenti pour présider les César, le réalisateur y avait finalement renoncé, après la violente polémique que cela avait déclenché.

"Pas de culture du viol"

Dès vendredi, une pétition, avait été lancée sur change.org, pour demander à la Cinémathèque d'annuler la rétrospective des films du cinéaste franco-polonais.

"C'est de culture que nous avons soif, pas de culture du viol", pouvait-on lire dans cette pétition lancée par Laure Salmona, qui a recueilli plus de 26.000 signatures à ce jour. "N'avons-nous donc rien retenu de ces dernières semaines?", s'insurge l'association, évoquant "la vague de libération de la parole" dans la foulée de l'affaire Weinstein.

"Il s'agit d'une oeuvre, il ne s'agit pas d'un homme"

La Cinémathèque, présidée par le réalisateur Costa-Gavras, a défendu son choix, n'entendant "se substituer à aucune justice", et affichant son "ambition": "montrer la totalité des oeuvres des cinéastes et les replacer ainsi dans le flux d'une histoire permanente du cinéma".

"La rétrospective Polanski est prévue depuis très longtemps", a pour sa part défendu la ministre de la Culture Françoise Nyssen vendredi au micro de France Inter. "Il s'agit d'une oeuvre, il ne s'agit pas d'un homme, je n'ai pas à condamner une oeuvre".

M.R. avec AFP