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Jean-Louis Aubert: jouer au Bataclan, "un petit signe de résistance"

Jean-Louis Aubert sur scène avec Les Insus en 2016

Jean-Louis Aubert sur scène avec Les Insus en 2016 - Sébastien Bozon - AFP

L'ex-leader de Téléphone fait partie des exceptions: les têtes d'affiche françaises sont rares à revenir dans cette salle parisienne.

"Juste un petit signe de résistance": voilà comment Jean-Louis Aubert présente ses huit dates au Bataclan, salle endeuillée par les attentats du 13 novembre 2015, pour lancer la tournée XXL de son nouvel album Refuge.

L'ex-leader de Téléphone fait partie des exceptions: les têtes d'affiche françaises sont rares à revenir dans cette salle parisienne. "Je ne voudrais pas que le Bataclan devienne un parking ou un supermarché", commente pour l'AFP le chanteur, qui dit y être "né musicalement": "On ne va pas me retirer ma maman musicale".

"J'allais voir des concerts pour 5 francs, des fois on était 18 dans la salle pour voir les plus grands groupes du monde, comme Police, Genesis...", se souvient-il. "Je pense que j'aurai un petit pincement au cœur tous les soirs", confie celui qui s'y produira à partir de jeudi, pour une série de huit dates disséminées jusqu'au 5 décembre. Aucun spectacle n'est programmé le 13 novembre.

"Jouer au Bataclan, ça me met bien une petite pression, mais quelques amis blessés là-bas m'ont soutenu, ils m'ont dit 'vas-y'", conclut-il sur le sujet. Après le Bataclan, il y aura une tournée monstre en 2020, passant notamment par une ribambelle de Zénith pour défendre son nouvel opus solo, Refuge, double-album de 22 titres, qui sort le 15 novembre.

J.L. avec AFP