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Depardieu sur Hollande: "c'est un petit bolchévique"

Gérard Depardieu n'épagne pas François Hollande dans une interview à paraître vendredi dans le magazine Casemate

Gérard Depardieu n'épagne pas François Hollande dans une interview à paraître vendredi dans le magazine Casemate - -

Dans une interview au mensuel de BD "Casemate", l'acteur évoque ses potes présidents de Poutine à Castro... et égratigne au passage François Hollande.

Gégé, ses copains et son lot d'anecdotes... Parti sur les traces d'Alexandre Dumas dans le Caucase, Gérard Depardieu parle, dans une interview au mensuel Casemate, avec truculence de ses potes présidents: Poutine, qu'il admire, Mitterrand ou Castro, avec qui il a partagé festins et bonnes bouteilles. Tout en taillant un costard à François Hollande.

Comme Dumas en 1858, accompagné par un peintre dans son périple caucasien, Depardieu a embarqué l'auteur de BD Mathieu Sapin, qui l'a croqué pendant le tournage du film "Retour au Caucase, Gérard Depardieu dans les pas d'Alexandre Dumas", diffusé sur Arte le 4 mai à 22h25.

"Mitterrand se met à chanter du Sylvie Vartan!"

"Je voyais François Mitterrand très souvent à l'Elysée", raconte-t-il dans le magazine de BD à paraître vendredi. "Il voulait tout savoir sur les histoires de fesses du Tout-Paris. Je suis sûr qu'il se serait très bien entendu avec Vladimir Poutine", affirme-t-il, se souvenant des "belles choses dans le caves" de l'Elysée. "Un jour chez Jack Lang, je revois François Mitterrand enlever ses petites chaussures et se mettre à chanter -comme un garçon-. Du Sylvie Vartan!", s'attendrit Gérard Depardieu.

L'acteur, qui s'est exilé en Belgique, comme le fit Dumas, puis en Russie, se montre beaucoup moins indulgent avec François Hollande qu'il qualifie de "petit bolchévique en train de tuer les classes moyennes".

Il fait découvrir les rillettes à Castro

"Poutine, lui, c'est quelqu'un!", s'exclame l'acteur, disant apprécier sa "loyauté" et "sa discrétion"... "Je sais quand il écoute, je sais quand on le fait chier". "Je passe environ cinq mois par an en Russie" mais "je fais toujours vivre une centaine de salariés en France", assure l'irréductible Obélix du cinéma. Il raconte aussi avoir ouvert une rôtisserie. "J'ai vendu une franchise aux Russes contre un fixe. La première à Saint-Pétersbourg, ensuite Moscou. J'exporte le savoir-faire français!".

Depardieu raconte encore son amitié avec l'ex-président cubain, à qui il fait découvrir rillettes maison et alcool de prune, avant de se lancer dans le forage pétrolier... "Je suis resté vingt ans avec Fidel Castro, jusqu'au jour où il est tombé de son estrade, ensuite je ne l'ai jamais revu. On passait des nuits entières à discuter...".

M.G. avec AFP