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Polanski président des César: un choix qui dérange

Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski en août 2016 à Chanceaux-près-Loches pour La forêt des livres, "le Woodstock de la littérature".

Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski en août 2016 à Chanceaux-près-Loches pour La forêt des livres, "le Woodstock de la littérature". - Guillaume Souvant -AFP

Depuis l'annonce de la nomination de Roman Polanski à la présidence des César, la polémique enfle sur les réseaux sociaux.

La nomination de Roman Polanski à la présidence des César a créé bien des remous, notamment sur les réseaux sociaux. L'annonce mercredi, par l'Académie des César, a suscité de violentes réactions d'internautes et d'associations, faisant référence aux accusations de viol qui planent sur le cinéaste depuis maintenant 40 ans. Un appel au boycott a également été lancé sur Twitter, avec le hashtag #BoycottCésar ainsi qu'une pétition sur Change.org demandant sa destitution.

"On ne peut pas à chaque fois relancer cette affaire"

Interrogée jeudi sur cette polémique, Aurélie Filippetti a défendu le cinéaste et le choix de l'Académie. L'ancienne ministre de la Culture a déclaré, sur le plateau de France Info:

"C'est la liberté absolue de l'Académie des César. C'est un très grand réalisateur. Je pense que concernant cette affaire, c'est quelque chose qui s'est passé il y a 40 ans et on ne peut pas à chaque fois relancer cette affaire".

Aurélie Filippetti a ajouté, un peu à court d'arguments: "C'est uniquement une cérémonie des César, il ne faut pas donner plus d'importance que ça n'en a à une cérémonie télévisée et professionnelle sur le cinéma".

Libéré sous caution

Le réalisateur franco-polonais, toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre de cette affaire, n'a pas remis les pieds aux Etats-Unis depuis 1977. La Pologne a récemment refusé de rouvrir la procédure d'extradition du cinéaste vers les Etats-Unis.

A l'époque, Roman Polanski avait fait 42 jours de prison avant d'être libéré sous caution. Il avait plaidé coupable de "rapports sexuels illégaux" avec une mineure, avant de s'enfuir des Etats-Unis avant l'annonce du verdict. La victime, Samantha Geimer qui était âgée de 13 ans au moment des faits, a réclamé à plusieurs reprises l'abandon des poursuites contre le réalisateur.

Magali Rangin