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Jean Dujardin, irrésistible héros d'opérette dans Le Retour du Héros

En salles ce mercredi, la comédie Le Retour du Héros, signée Laurent Tirard, met à l'honneur un duo inédit formé par Jean Dujardin et Mélanie Laurent.

Jean Dujardin affectionne les pastiches. Après la série des OSS 117, le voici en héros d'opérette dans une comédie qui se déroule à l'ère napoléonienne, Le Retour du héros, avec Mélanie Laurent, en salles ce mercredi 14 février. La comédie signée de Laurent Tirard (Le Petit Nicolas, Astérix et Obélix: Au service de sa majesté, Un homme à la hauteur) débute en Bourgogne dans une demeure cossue digne des romans de Jane Austen. La première scène, qui voit le vaillant capitaine des hussards arriver au galop pour faire sa demande en mariage est un parfait clin d'oeil à Orgueil et Préjugés.

Pour ce long-métrage, "il y avait deux univers qui me plaisaient particulièrement : celui de Jane Austen, avec son élégance, son raffinement, et ses personnages enfermés dans le carcan des codes de leur société, et celui des comédies d'aventures françaises, avec leur énergie, leur côté virevoltant et leur goût prononcé pour les personnages de canailles. Je me suis dit que le mélange des deux créerait un choc des cultures assez explosif...", raconte Laurent Tirard dans les notes d'intention du film.

Première comédie pour Mélanie Laurent

Notre héros n'a toutefois que l'apparence du beau capitaine, et disparaît sitôt sa demande faite. La jeune fiancée (Noémie Merlant) s'étiole, et sa soeur s'agace, Elisabeth, (Mélanie Laurent, parfaite) s'ingénie à se substituer au galant pour envoyer des lettres pleine d'imagination, peuplées de séjours en Inde (alors qu'il était parti guerroyer en Autriche), d'éléphants et de tigres. Au point qu'elle se retrouve bien embêtée quand le galant réapparaît, alors qu'elle l'avait fait mourir dans ses lettres en héros. Charmeur et beau parleur, notre homme réussit à égaler le récit épistolaire de ses exploits et devient vite la coqueluche de toute la ville. Dès lors, Elisabeth devra s'ingénier à démasquer la supercherie...

Ce film "est vraiment ma première comédie", explique Mélanie Laurent. "Je suis tombée immédiatement amoureuse de cette jeune femme, complètement folle et forte à la fois", poursuit-elle, appréciant aussi d'avoir incarné une "féministe avant l’heure".

"L'obsession de l'image que l'on donne de soi"

Pour Jean Dujardin, habitué à la comédie, le plaisir de jouer a été animé par les thèmes contemporains abordés comme "l’obsession de l’image que l’on donne de soi, l’envie de se mettre en avant", mais aussi "la panoplie" pour se mettre dans la peau du personnage, de la moustache aux costumes, et l'apprentissage de nouvelles disciplines, "un peu de menuet, un peu de cheval, un peu de maniement d’armes".

Le long-métrage aux décors d'époque et robes empire rappelle furieusement les meilleurs adaptation de la BBC, notamment dans une scène de bal. La musique pastiche elle aussi le film romantique, violons et charges héroïques à l'appui. Pourquoi avoir fait un film en costumes? "Parce que plus personne n'en fait, et qu'en tant que spectateur, ça me manque", explique le cinéaste. C'est un divertissement agréable, qui ne se prend jamais au sérieux, et où les comédiens peuvent laisser libre cours à leur talent, y compris dans les seconds rôles, comme Evelyne Buyle ou Christian Bujeau.

F.M. avec AFP