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Brigitte Bardot critique "la grande majorité" des actrices qui dénoncent le harcèlement sexuel

Brigitte Bardot à Paris en mai 2003

Brigitte Bardot à Paris en mai 2003 - Jack Guez- AFP

Brigitte Bardot réagit à son tour aux mouvements nés de l'affaire Weinstein, et se montre peu clémente envers les actrices qui décident d'élever leurs voix contre le harcèlement sexuel.

Alors que le débat autour des questions soulevées par l'affaire Weinstein continue de faire rage, Brigitte Bardot prend position. L'ancienne star du cinéma a critiqué ce mercredi la dénonciation du harcèlement sexuel par des actrices. 

Interrogée par Paris Match sur les comédiennes ayant signalé des cas de harcèlement sexuel, la militante pour la cause animale de 83 ans a répondu:

"Concernant les actrices, et pas les femmes en général, c'est, dans la grande majorité des cas, hypocrite, ridicule, sans intérêt. Cela prend la place de thèmes importants qui pourraient être discutés".

"Ce genre de compliment est agréable"

Brigitte Bardot, devenue une star et un sex-symbol dans les années 1950, assure aussi n'avoir "jamais été victime d'un harcèlement sexuel": "Et je trouvais charmant qu'on me dise que j'étais belle ou que j'avais un joli petit cul. Ce genre de compliment est agréable", poursuit celle qui a renoncé brutalement à sa carrière cinématographique au début des années 1970, pour se consacrer à la protection des animaux.

Au contraire, Brigitte Bardot estime qu'"il y a beaucoup d'actrices qui font les allumeuses avec les producteurs pour décrocher un rôle. Ensuite, pour qu'on parle d'elles, elles viennent raconter qu'elles ont été harcelées... En réalité, plutôt que de leur profiter, cela leur nuit".

Sur les réseaux sociaux, la réaction des féministes a été immédiate: "Concours de qui dira la plus grosse énormité: Brigitte Bardot se lance dans la compétition", a tweeté Caroline de Haas.

Climat tendu

Ces déclarations interviennent quelques jours après que Catherine Deneuve, autre icône du cinéma français, a signé une tribune dans Le Monde aux côtés d'une centaine d'autres femmes défendant la "liberté d'importuner" des hommes. Un texte à contre-courant des mouvements #MeToo, #BalanceTonPorc et "Time's Up", projet lancé par 300 personnalités de Hollywood pour lutter contre le harcèlement sexuel au travail.

L'indignation provoquée par cette pétition n'a été qu'accentuée par les déclarations de certaines signataires dans les médias. Brigitte Lahaie, animatrice de radio et ancienne star du porno, a notamment dit lors d'un débat sur notre antenne que l'on pouvait "jouir lors d'un viol". Catherine Deneuve, se désolidarisant de ces propos, a fini par s'excuser auprès des "victimes d'actes odieux qui ont pu se sentir agressées par cette tribune", sans renier la tribune.

B.P. avec AFP