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Alain-Fabien Delon parle de son père: "Pendant des années j’ai vécu en attendant qu’il claque"

Alain-Fabien Delon

Alain-Fabien Delon - Giuseppe Cacace / AFP

Alain-Fabien Delon évoque l'écriture de son premier roman, librement inspiré de sa relation avec son célèbre père.

Alain-Fabien Delon sortira le 9 février un roman qui semble librement inspiré de ses relations avec son père Alain. Intitulé De la race des seigneurs, il fait directement référence à un film du grand acteur français: La Race des seigneurs, sorti en 1974. Il en explique la raison dans une interview parue cette semaine dans Elle:

"Parce que c’est la phrase qu’il me dit le plus souvent, sa réponse à tout : 'Tu es de la race des seigneurs, alors ça va aller.' Il me disait aussi tout le temps 'Les rois, ça pleure pas'. Des trucs un peu délirants et mégalos."

Dans son premier roman, qui paraît chez Stock, le mannequin raconte le destin d'un jeune homme, Alex Delval, qui rêve de devenir acteur comme son père. Après avoir décroché "un grand rôle", "les doutes l'assaillent" et "tout dégénère". 

"Son chat mort dans le congélateur"

Dans son roman, le père du personnage vit seul avec ses chiens. Difficile de ne pas y voir une référence appuyée à son propre père, dont l'amour des chiens a été longuement évoqué dans les médias. "C’est inévitable, on va faire des parallèles avec la réalité", concède-t-il. Il s'en moque, sa vie ressemble déjà à une série: 

"Quand je raconte ma vie à des potes, ils me disent : 'Mais c’est Netflix, mec!' Par exemple, en cherchant une bouteille d’alcool chez mon père, je suis vraiment tombé sur son chat mort dans le congélateur!"

"J’ai plus le temps d’être dans la haine"

Alain-Fabien Delon a voulu "écrire un truc beau" pour montrer sa vraie valeur: "Les gens attendaient que j’écrive une autobiographie trash, mais je ne suis plus dans la revanche", assure-t-il.

Le jeune homme ne cache pourtant rien de ses relations difficiles avec Alain Delon.

"Pendant des années j’ai vécu en attendant qu’il claque, maintenant j’espère qu’il va vivre bien longtemps pour me voir arriver très haut. J’ai plus le temps d’être dans la haine", dit-il.

A 18 ans, il survivait "en balançant des dossiers sur [son] père dans les journaux." Grâce à la littérature, au mannequinat et au cinéma, où il rencontre des "gens formidables" comme Eva Ionesco et Melvil Poupaud, il se sent désormais apaisé.

"Avant je ne savais pas ce que c’était que la joie. Aujourd’hui, je suis un mec normal, fier et sans rancune", conclut-il.

Jérôme Lachasse