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Tags menaçant la police: Gérald Darmanin juge que ces "provocations" ne peuvent "rester impunies"

Le ministre de l'Intérieur s'est rendu à Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne, ce dimanche, où des graffitis proposant des sommes d'argent contre le meurtre d'un policier ou le viol d'une policière ont été découverts.

"Ils ont été attaqués. En les attaquant, en appelant à leur viol, à leur meurtre, on appelle au viol et au meurtre de la République." Gérald Darmanin a réagi ce dimanche à la découverte de tags incitant à la violence contre les forces de l'ordre à Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne.

Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place à la mi-journée et a rencontré Marie-Line Pichery, maire de cette commune classée en Zone de sécurité prioritaire (ZSP), et Olivier Faure, député du département et Premier secrétaire du Parti socialiste.

"Il ne peut pas y avoir de provocations comme celles-ci qui restent impunies", a-t-il annoncé lors d'un micro tendu.

"C'est inacceptable, ça ne peut pas être ça, notre République, a déploré Marie-Line Pichery sur BFMTV. On ne peut pas accepter, dans une ville comme la nôtre, que ce genre de faits puissent se dérouler. (...) Nous avons besoin de policiers dans nos villes."

La police judiciaire saisie

"La police judiciaire est saisie par le parquet de cette affaire afin que nous retrouvions les responsables et, grâce, notamment, au nouveau délit que la loi a pu créer, de poursuivre ces personnes qui menacent les policiers", a-t-il ajouté. L'enquête a été confiée au commissariat de Melun.

"Couper la tête d'un policier = 500.000 euros" ou "Jet de boule de pétanque sur la police = 200 euros", pouvait-on notamment lire sur une liste inscrite sur un hall d'immeuble, au même titre que des menaces à l'encontre des habitants qui transmettraient des informations aux forces de l'ordre. Les murs ont été repeints dans la matinée par des agents municipaux.

Le ministre de l'Intérieur s'est également félicité du succès des opérations de lutte contre le trafic de drogue enclenchées dernièrement, mettant en exergue "des chiffres jamais vus depuis des années" et laissant entendre qu'elles pourraient avoir motivé ces "réactions inacceptables".

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions