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Nouvel An: le préfet de police de Paris Didier Lallement cite Léon Trotsky dans ses vœux

Didier Lallement participera à la conférence de presse.

Didier Lallement participera à la conférence de presse. - Thomas SAMSON

Le choix du préfet de police d'afficher une citation d'une des figures de la révolution bolchévique russe provoque de nombreuses réactions.

Le choix de la citation en a surpris plus d'un. Dans une carte de vœux adressée à plusieurs élus, le préfet de police de Paris Didier Lallement a choisi de mettre en exergue un extrait du tome des Ecrits militaires du révolutionnaire communiste Léon Trotsky.

"Je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l'ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables", peut-on lire sur cette carte relayée par le journaliste David Perrotin sur Twitter.

Des critiques de plusieurs politiques

Difficile de comprendre l'intention du préfet derrière le choix de ces mots. A-t-il voulu provoquer en citant cette figure de la révolution russe et fondateur de l'Armée russe? Interrogé par le Parisien , un des interlocuteurs de Didier Lallement évoque plutôt une volonté d'affirmer que "l'ordre n'est ni de droite, ni de gauche".

Le choix de la citation a en tout cas été critiquée par plusieurs responsables politiques. Marine Le Pen s'est ainsi étonnée sur Twitter de "l'étrange conception de l'ordre républicain du préfet qui cite (...) un des partisans de la Terreur Rouge".

Quel que soit l'objectif de Didier Lallement, c'est une sortie controversée de plus pour ce personnage clivant, cible de critiques nombreuses depuis la mobilisation des gilets jaunes. Lors des récentes manifestations, son nom a été régulièrement associé aux violences policières, tandis que des élus ont agité

Quelque soit l'objectif de Didier Lallement, c'est une sortie controversée de plus pour ce personnage clivant, cible de critiques nombreuses depuis la mobilisation des gilets jaunes. Lors des récentes manifestations, son nom a été régulièrement associé aux violences policières, tandis que des élus ont agité le dernier Conseil de Paris en brandissant des pancartes pour réclamer sa démission.

Benjamin Rieth Journaliste BFM Régions