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Île-de-France: pour Clémentine Autain (LFI), la victoire aux régionales est à la portée d'une gauche rassemblée

La députée LFI Clémentine Autain à Paris, le 4 janvier 2021

La députée LFI Clémentine Autain à Paris, le 4 janvier 2021 - JOEL SAGET © 2019 AFP

La tête de liste LFI aux régionales en Île-de-France soutient que la victoire est à la portée de la gauche si elle "se rassemble après le premier tour".

Clémentine Autain, tête de liste de La France insoumise et du Parti communiste pour les régionales en Île-de-France, estime la victoire à la portée de la gauche si cette famille politique "se rassemble après le premier tour".

"Alors que le second tour se jouera visiblement sur une quadrangulaire (droite, gauche, RN et LREM, NDLR), la victoire est à notre portée, à condition que notre famille politique - les gauches et les écologistes - se rassemble après le premier tour", a-t-elle déclaré dans une interview au Journal du Dimanche (JDD), ce dimanche.

"Je ne doute pas de cette alliance, je m'y suis clairement engagée et je veux croire que Julien Bayou (EELV) et Audrey Pulvar (PS et apparentés) feront de même. Nous sommes différents, mais nous avons de nombreuses convergences, pas de grands désaccords insurmontables au niveau régional. Et nous sommes les seuls à pouvoir l'emporter face à Valérie Pécresse. Ce sera elle ou nous", assure-t-elle.

"Je veux partir des besoins des Franciliens"

La candidate explique que la question de la sécurité est fondamentale pour la qualité de vie des habitants, "mais ce n'est pas une prérogative de la Région, c'est une compétence régalienne. Or, les candidats de la droite, de l'extrême-droite et macroniste ne parlent que de ça, matin, midi et soir. Ils trompent les électeurs".

Selon elle, "l'égalité entre les territoires devrait être au coeur de la campagne, puisque l'Île-de-France est à la fois la région la plus riche du pays et celle où il y a le plus d'inégalités".

"Valérie Pécresse construit une région autour de la compétitivité et de l'attractivité ; c'est logique, elle mise sur le ruissellement. Moi, je veux partir des besoins des Franciliens", assure celle qui dit connaître "les deux côtés du périphérique".

C.Bo. avec AFP