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CDG Express et RER B: Pécresse menace SNCF Réseau

Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d'Ile-de-France, le 2 septembre 2020 à Paris

Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d'Ile-de-France, le 2 septembre 2020 à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Valérie Pécresse a accusé SNCF Réseau de "procrastiner" et a menacé de ne plus payer pour le passage de ses trains si l'entreprise ne réalise par des études permettant de "désimbriquer" les travaux du RER B de ceux de CDG Express, toujours menacés par une procédure judiciaire.

La présidente d'Ile-de-France Mobilités Valérie Pécresse a menacé ce mercredi de ne plus payer pour le passage de ses trains si SNCF Réseau ne réalise par des études permettant de "désimbriquer" les travaux du RER B de ceux de CDG Express, toujours menacés par une procédure judiciaire.

"Le conseil d'administration a mandaté ce matin le directeur général d'Ile-de-France Mobilités pour suspendre les péages payés à SNCF Réseau pour les (trains) du faisceau nord, c'est-à-dire les RER B et D notamment, si SNCF Réseau ne réalisait pas en temps et en heure (...) les études qui lui ont été demandées sur la désimbrication des travaux du RER B et CDG Express ", a déclaré Valérie Pécresse à des journalistes.

La dirigeante a accusé SNCF Réseau de "procrastiner", alors que l'étude est selon elle "indispensable".

Les travaux stoppés un temps

Les travaux de rénovation du RER B au nord de Paris sont en effet liés au chantier du CDG Express -une liaison rapide qui doit relier en 2025 la capitale à l'aéroport de Roissy-, mais celui-ci est toujours menacé par une procédure judiciaire qui doit encore prendre plusieurs mois.

Un jugement du tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a en effet stoppé les travaux début novembre 2020 en annulant une dérogation à l'autorisation environnementale permettant de traverser des zones où vivent des espèces protégées.

La Cour administrative d'appel de Paris a autorisé la reprise du chantier en mars, mais elle doit encore se prononcer sur le fond.

"On ne peut pas avoir de plan B"

"On ne peut pas avoir de plan B", a lancé Valérie Pécresse, rappelant que le projet du CDG Express comprend 500 millions d'euros (sur 2,2 milliards) destinés à l'amélioration du RER B.

Elle a dit ne pas vouloir "prendre le risque que dans six mois, la Cour administrative d'appel annule l'autorisation environnementale de 500 millions de travaux de régénération du RER B".

"Il faut absolument qu'on ait plan B si jamais le juge confirmait l'annulation de l'autorisation environnementale, parce que ça voudrait dire repartir pour deux ans de procédure", a-t-elle poursuivi. "Et ça le RER B ne peut pas supporter!". "Il faut que SNCF Réseau envisage ce scénario du pire", a insisté Valérie Pécresse.

Interrogé par l'AFP, SNCF Réseau s'est refusé à tout commentaire.

A.F avec AFP