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Affaire Girard: Hidalgo saisit la justice pour "les graves injures publiques" contre la mairie

Anne Hidalgo lors de la cérémonie célébrant l'appel du 18 juin au Mont-Valérien

Anne Hidalgo lors de la cérémonie célébrant l'appel du 18 juin au Mont-Valérien - Ludovic MARIN / POOL / AFP

La maire de Paris annonce dans un communiqué publié ce vendredi qu'elle saisit la justice après les slogans de manifestants, assimilant l'Hôtel de ville à un "pedoland", qui ont conduit son adjoint Christophe Girard à la démission.

24h après la démission de Christophe Girard, la tension n'est pas redescendue à la mairie de Paris. Dans un communiqué publié ce vendredi, Anne Hidalgo a réaffirmé son écœurement après les manifestations et les slogans assimilant l'Hôtel de ville à "pedoland", ayant poussé son ancien adjoint au départ. L'édile annonce saisir la justice: "Je déférerai devant les tribunaux les graves injures publiques qui ont été dirigées contre la mairie de Paris", promet-elle. 

"Des propos indignes ont été proférés, des banderoles infamantes ont été brandies. Tout cela porte atteinte à nos valeurs", dénonce Anne Hidalgo. Des propos et des banderoles ciblant Christophe Girard, critiqué par une partie des écologistes du Conseil de Paris pour ses "liens" avec l'écrivain Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie.

Deux élues écologistes désormais hors de la majorité

Comme elle l'a fait continuellement depuis le début de cette affaire, Anne Hidalgo a réitéré son soutien à son ancien adjoint, "victime d’un déversement de haine et de violence inacceptable". L'édile souligne que l'intéressé n'est visé par aucune plainte. Christophe Girard a simplement été entendu comme témoin dans l'affaire Matzneff, dans laquelle une enquête pour "viols sur mineurs", a été ouverte.

En outre, la maire de Paris "prend acte du fait que les deux élues siégeant dans le groupe des Verts au Conseil de Paris", en l'occurrence Raphaëlle Rémy-Leleu et Alice Coffin, toutes deux militantes féministes et nouvelles élues, à l'origine de ce rassemblement jeudi, "se placent ainsi d'elles-mêmes en dehors de la majorité municipale".

Barthélémy Bolo et Florian Bouhot avec AFP