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Pourquoi le risque d'avalanches est exceptionnel en Savoie

Pour la première fois, le département de la Savoie a été placé en vigilance rouge ce lundi par Météo France, en raison d'un risque très élevé d'avalanches.

Météo France a placé lundi la Savoie en vigilance rouge, le niveau maximal d'alerte, en raison d'un risque d'avalanche très élevé. C'est la première fois que la vigilance rouge est déclenchée sur la massif des Alpes. Selon Météo France, cette situation a lieu une fois tous les 30 ans.

Les deux massifs les plus exposés sont le massif de la Haute Maurienne et le massif de la Haute Tarentaise, en raison des fortes chutes de neiges des dernières heures. L'épisode neigeux n'est cependant pas terminé, et d'autres chutes de neiges sont attendues sur la Savoie.

Le "retour d'est", un phénomène rare

Cette situation est due à un "retour d'est", une situation rare. Il s'agit d'un apport d'humidité par un flux d'est, un phénomène qui se produit rarement, dans la mesure où les masses atmosphériques, en France, circulent en très grande majorité d'ouest en est.

Ici au contraire, ce flux d'origine continentale qui intervient en plein hiver apporte un surplus de chutes de neige, déjà importantes cette saison sur le massif alpin français. Les cumuls ainsi obtenus en un laps de temps très restreint décuplent le risque d'avalanche.

De fortes et brutales chutes de neige

Depuis dimanche, justement, des chutes de neige arrivent par les Alpes italiennes. Quatre-vingt-dix centimètres ont été enregistrés sur le massif de la Haute Maurienne, et 80 centimètres sur le massif de la Haute Tarentaise. D'ici à mardi, un mètre supplémentaire devrait tomber sur la Haute Maurienne, et 80 centimètres sur la haute Tarentaise.

À ces chutes de neiges exceptionnelles s'ajoute un fort vent de secteur nord-est, "la lombarde", qui déstabilise le manteau neigeux, ce qui rend la situation encore plus dangereuse.

La vigilance rouge pour avalanche, le niveau maximal de vigilance selon l'échelle de Météo France, a été utilisé une seule fois, en 2013 sur l'ouest des Pyrénées.

G.D. et Daniela Prepeliuc