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Syrie: Macron exprime son "extrême préoccupation" sur Idleb

Fumée à la suite d'une frappe sur le village syrien de Kafr Ein, dans la province d'Idlib, le 2 mai 2019.

Fumée à la suite d'une frappe sur le village syrien de Kafr Ein, dans la province d'Idlib, le 2 mai 2019. - Omar Haj Kadour - AFP

"Aucune option militaire n'est acceptable", a tweeté Emmanuel Macron, après une vague d'attaques ayant détruit plusieurs hôpitaux et tué des civils dans la province d'Idleb, en Syrie.

Emmanuel Macron a exprimé mardi dans un tweet son "extrême préoccupation" face à "l'escalade de violence dans la région syrienne d'Idleb" où "les frappes du régime et de ses alliés, y compris sur des hôpitaux, ont tué de nombreux civils ces derniers jours".

"La situation humanitaire en Syrie est critique et aucune option militaire n'est acceptable. Nous demandons l'arrêt des violences et soutenons l'ONU en faveur d'une nécessaire solution politique", a ajouté le président.

Au moins 53 combattants ont été tués depuis lundi dans des affrontements entre les troupes loyalistes et les jihadistes menés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS). Cette organisation formée par l'ex-branche d'Al-Qaïda domine Idleb, ultime bastion jihadiste de Syrie.

150.000 personnes déplacées

Deux hôpitaux ont été mis hors service ce weekend, par un des 150 raids aériens imputés à la Russie, selon les informations de l'Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), rapportées par RFI. Au moins huit civils ont également été tués ce dimanche par des bombardements des forces pro-régime syrien.

Avec la recrudescence des hostilités, plus de 150.000 personnes ont été déplacées depuis février dans la région, selon les Nations unies. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté lundi les belligérants à protéger les civils, réclamant une "désescalade urgente".

Ce n'est pas la première fois que la France appelle à la fin des offensives sur cette zone du nord-ouest de la Syrie. Emmanuel Macron avait menacé de ne pas se rendre au sommet d'Istanbul sur la Syrie le 27 octobre, si les frappes sur Idleb ne cessaient pas.

Salomé Vincendon avec AFP