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Syrie: tout comprendre sur la bataille d'Idleb

Idleb, en Syrie, le 15 mars 2017

Idleb, en Syrie, le 15 mars 2017 - Omar haj kadour / AFP

Le président syrien, Bachar-al-Assad, s'apprête à livrer "la dernière bataille" à Idleb, dans le nord-ouest du pays, dernier bastion insurgé.

Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, s'apprête à être le théâtre d'une bataille sans précédent. Dernier bastion de résistance au président Bachar-al Assad, ce dernier, avec ses alliés, prépare une offensive imminente contre leurs derniers opposants. 

Pourquoi une bataille à Idlib?

La région d'Idlib est contrôlée par des insurgés, notamment par un groupe rebelle jihadiste proche d'Al-Qaïda, appelé Tahrir al-Sham (Organisation de libération du Levant, NDLR) et par son rival, le Front de libération national composé de factions islamistes et de rebelles.

Le président syrien, Bachar-al-Assad aimerait se débarrasser de ces différentes factions et reprendre la main sur le territoire. Si la ville est depuis des années régulièrement la cible de frappes aériennes, cette fois-ci, le président syrien veut mener la dernière bataille. Pour cela il peut compter sur deux alliés de poids: le président iranien, Hassan Rohani, et le président russe, Vladimir Poutine. 

Un cessez-le-feu est-il possible?

Face à Bachar-al-Assad, Vladimir Poutine et Hassan Rohani, le président truc, Recep Tayyip Erdogan, lui, souhaite à tout prix éviter une bataille à Idleb. Située non loin de la frontière avec la Turquie, la région est habitée par plus de 3 millions de personnes. Le président turc craint donc, en cas de bataille, un exode massif de Syriens vers ses frontières. 

Les présidents russe, turc et iranien se sont donc réunis vendredi dernier à Téhéran. Vladimir Poutine a rejeté la proposition turque d'un cessez-le-feu, défendant le fait que le gouvernement syrien avait le "droit" de reprendre le contrôle de son territoire. Les trois pays n'ont donc pas réussi à se mettre d'accord même s'ils ont convenu de coopérer pour éviter les pertes civils. Au moment même où se tenait le sommet, des frappes aériennes touchaient néanmoins Idleb. 

Une catastrophe humanitaire 

L'ONU averti lundi que cette bataille pourrait conduire à "la pire catastrophe" humanitaire du 21e siècle. L'organisation affirme en effet se préparer à venir en aide à 800.000 personnes déplacées alors que des centaines de familles ont déjà fui vers la frontière turque. 

Cy.C