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Royaume-Uni: Boris Johnson remplace Theresa May à la tête du parti conservateur

L'ancien maire de Londres Boris Johnson a été désigné chef du parti conservateur britannique, après un vote des membres lundi. Il prend la place de la future ex-Première ministre Theresa May.

Lundi, les 160.000 membres du Parti conservateur britannique ont voté pour désigner le nouveau chef du parti. C'est Boris Johnson, 55 ans, ex-ministre des Affaires étrangères et ex-maire de Londres qui a été élu. Il était donné largement gagnant face à Jeremy Hunt, 52 ans, actuel secrétaire d'État des Affaires étrangères. Le score est sans appel: 66% des voix des membres du Parti conservateur pour Boris Johnson. 

"Merci à tous pour l'incroyable honneur que vous me faites" a tweeté Boris Johnson après l'annonce des résultats. "Le temps de la campagne est fini et le temps du travail commence pour unir notre pays et notre parti, appliquer le Brexit et vaincre Corbin. Je travaillerai d'arrache-pied pour honorer votre confiance".

Départ de Downing Street mercredi

Mercredi, après une dernière nuit à Downing Street, la Première ministre Theresa May répondra à une ultime session de questions au Parlement avant de se rendre à Buckingham Palace où elle remettra officiellement sa démission à la reine Elizabeth II en début d'après-midi. C'est Boris Johnson qui lui succédera à ce poste.

Il devra prendre la parole dans les heures suivant la démission officielle de Theresa May, et après avoir été lui aussi reçu par la souveraine, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.

Johnson promet un Brexit fin octobre

Il devra ensuite s'atteler aux dossiers du pays, parmi lesquels le compliqué sujet du Brexit: mettre en oeuvre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52% pour le Brexit, et laissé un pays profondément divisé.

Une mission sur laquelle Theresa May s'est cassé les dents, échouant à trois reprises à faire accepter aux députés l'accord de sortie qu'elle avait conclu en novembre avec Bruxelles, ce qui l'a poussée à la démission. Pendant sa campagne, Boris Johnson a répété que le divorce serait prononcé fin octobre, avec ou sans accord, promettant un avenir radieux à son pays.

Salomé Vincendon avec AFP