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Pour la Russie, l'hôpital détruit à Marioupol abritait les nationalistes ukrainiens du bataillon d'Azov

Au lendemain des frappes russes qui ont détruit un hôpital pédiatrique à Marioupol en Ukraine, faisant au moins trois morts, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine, a déclaré que le bâtiment servait de base au bataillon d'Azov. Ce régiment regroupe des ultra-nationalistes ukrainiens.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a justifié ce jeudi le bombardement d'un hôpital pédiatrique et d'une maternité dans la ville ukrainienne assiégée de Marioupol, dont le bâtiment servait selon lui de base à un bataillon nationaliste. D'après les autorités ukrainiennes, la destruction de l'édifice a fait au moins trois morts, parmi lesquels une petite fille.

"Cette maternité a été reprise depuis longtemps par le bataillon Azov et d'autres radicaux, et toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte", a assuré Sergueï Lavrov à l'issue de pourparlers avec son homologue ukrainien en Turquie.

Néonazisme et hooliganisme: la sinistre réputation du bataillon d'Azov

Le bataillon d'Azov est né durant les troubles de l'année 2014, a rappelé ici Libération qui livre une fourchette actuelle de 3500 à 5000 membres. Ceux-ci sont étiquetés depuis leur origine - remontant notamment aux milieux hooligans locaux - comme émargeant à l'extrême droite et même comme liés au néonazisme.

Dmytro Kuleba, ministre des Affaires étrangères ukrainien, s'est lui aussi exprimé. Il a pour sa part déploré l'échec persistant des négociations.

"Nous avons évoqué un cessez-le-feu mais aucun progrès n'a été accompli en ce sens", a-t-il déclaré devant la presse, ajoutant cependant qu'il "espérait" pouvoir poursuivre la discussion avec Sergueï Lavrov.

Selon Dmytro Kuleba, son homologue russe Sergueï Lavrov lui a assuré que la Russie "allait continuer (son) agression jusqu'à ce que nous acceptions leur demande de capituler".

R.V. avec AFP avec AFP