BFMTV

En Australie, une plage subitement aspirée sous les eaux

L'érosion de la plage d'Inskip Point en Australie, visible depuis un hélicoptère.

L'érosion de la plage d'Inskip Point en Australie, visible depuis un hélicoptère. - Rainbow Beach Helicopters

Les images de l'"évier d'eau" sont saisissantes. En Australie, une importante parcelle de plage a été aspirée sous les eaux en l'espace d'une nuit.

Une large parcelle de sable de la péninsule d'Inskip Point, une plage touristique d'Australie, a été engloutie sous les eaux à cause de l'érosion, rapporte la BBC. Les faits se sont déroulés sur une largeur de 300 mètres ce lundi, en l'espace d'une nuit.

"Il est probable que cet effondrement ait été causée par l'érosion d'une partie du littoral par le courant de la marée, les vagues et les courants", a déclaré le département des sciences et de la Terre du Queensland dans un communiqué.

Le pilote d’hélicoptère Glen Cruickshank raconte avoir été témoin de l'engloutissement de la parcelle de plage, alors qu'il survolait la célèbre péninsule située à environ 50 km au nord de la ville de Brisbane. Le groupe "Double Island Point Fishing Charters", lui a publié une vidéo après l'incident, et estime le trou à 7.5 mètres de profondeur.

Il s'agit troisième incident de la sorte dans la région ces dernières années. En septembre 2015, le phénomène avait englouti une caravane, des tentes ainsi qu'un véhicule. 140 personnes avaient dû être évacuées en raison d'un glissement de terrain de 200 mètres de large. Personne n'avait cependant été blessé.

De tels glissements de terrain sont "très certainement" susceptibles de se reproduire, a estimé le géologue Peter Davies de l'Université de Sunsine Coast auprès de la chaîne BBC. Allison Golsby, ingénieure géotechnique, a quant à elle ait part de craintes quant à une éventuelle disparition de l'Inski Point.

Après l'incident, le Queensland avait réexaminé la stabilité de la péninsule et mis en place un périmètre de sécurité, avec des zones d'exclusion autour des zones considérées à risque.

Jeanne Bulant