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"Nous ne sommes pas des passeurs": l'ONG Mission Lifeline répond à Emmanuel Macron

Heidi Hemmamm, membre de l'ONG qui a secouru les 233 migrants en Méditerranée qui se trouvent toujours ce mercredi soir à bord du navire humanitaire Lifeline, répond aux accusations dont l'organisation fait l'objet.

Sous le feu des critiques, l’ONG Mission Lifeline réagit. L’organisation, qui a secouru 233 migrants en mer Méditerranée sur le navire du même nom, répond aux accusations de différents dirigeants européens, dont Emmanuel Macron. Le chef de l’État a notamment déclaré mardi que l’ONG allemande avait agi "en contravention de toutes les règles".

"Nous travaillons toujours avec le centre de coordination et de sauvetage de Rome, et ce fut le cas cette fois-ci aussi. Nous n'agissons jamais de façon illégale", assure Heidi Hemmamm, membre de l'ONG, sur notre antenne.

Également accusée de faire le jeu des passeurs par Emmanuel Macron, l’ONG précise: "Nous se sommes pas des passeurs et nous ne travaillons pas avec eux. Les accusations que l'on nous porte ne tiennent pas. On a le sentiment que certains hommes politiques instrumentalisent notre situation et c'est difficile à supporter, car on parle bien de vies humaines et de droits de l'Homme ici."

Le navire Lifeline a passé une semaine en mer, attendant qu’un port accepte de l'accueillir. C’est finalement à Malte que le bateau devrait accoster ce mercredi dans la soirée. Plusieurs pays européens, dont la France et l’Italie, accueilleront une partie des passagers. Le gouvernement maltais a cependant déclaré qu’il enquêterait et prendrait des mesures contre le navire.
B.P.