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Macron annonce que la France va accueillir une partie des migrants du Lifeline

Affrété par l'ONG Lifeline, le navire transporte plus de 230 personnes. Il devrait accoster à Malte, l'Italie ayant exclu de le laisser entrer dans un port italien. Le Président a néanmoins critiqué l'action de l'ONG.

Le président de la République a annoncé ce mardi que la France allait accueillir une partie des migrants se trouvant à bord du navire humanitaire Lifeline, affrété par l'ONG allemande du même nom. 

"La France fera partie des quelques Etats membres (de l'UE) qui prendront des personnes qui se trouvent aujourd'hui sur le Lifeline lorsqu'ils arriveront dans un port européen et l'OFPRA est déjà en route vers Malte pour pouvoir procéder à cette mission", a confirmé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse au Vatican. 

"C'est au Premier ministre Muscat (de Matle, NDLR) de confirmer les termes de l'opération et ses suites, mais en tout cas nous avons mis en pratique ce en quoi nous croyons, c'est-à-dire une politique de coopération active et de solidarité efficace", a fait valoir le président français. 

Une coopération avec la Libye

"On parle de quelques dizaines d'individus par pays, ce sont des quantités extrêmement limitées mais c'est comme ça que nous faisons fonctionner la solidarité européenne", a-t-il assuré, tout en insistant sur une volonté de coopérer en amont avec la Libye. 

"On protège vraiment celles et ceux qui sont dans ces situations si on les empêche de prendre la mer dans des embarcations de fortune", a déclaré Emmanuel Macron, se disant prêt à "envoyer des équipes pour inscrire les demandes d'asile sur le sol libyen". 

A l'issue de la conférence de presse, le président français a toutefois critiqué l'ONG allemande Lifeline, pour avoir "agi en contravention de toutes les règles, en contravention des garde-côtes libyens". 

Macron critique l'ONG Lifeline

"On ne peut pas accepter durablement cette situation car, au nom de l'humanitaire, cela veut dire qu'il n'y plus aucun contrôle. Et à la fin, on fait le jeu de qui? Des passeurs, car on va réduire le coût du risque de passage pour les passeurs. Quand on est dans l'émotion collective, c'est indicible", a-t-il réagi.

Le navire Lifeline, affrété par l'ONG du même nom, attend depuis une semaine un port pour l'accueillir. Ce sera finalement Malte, puis les quelque 230 migrants à son bord seront répartis entre plusieurs pays européens, dont la France, l'Italie et le Portugal. 

L.A., avec le service politique de BFMTV et AFP