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L'UE se donne 10 jours pour trouver un accord avec la Turquie

L'UE se donne 10 jours pour boucler avec la Turquie un accord devant "changer la donne" - Mardi 8 mars 2016

L'UE se donne 10 jours pour boucler avec la Turquie un accord devant "changer la donne" - Mardi 8 mars 2016 - AFP

Au lendemain du sommet extraordinaire sur les migrants à Bruxelles, l'Union Européenne se donne dix jours pour trouver un accord afin d'endiguer la crise migratoire.

L'Union Européenne s'est donné 10 jours pour finaliser un nouvel accord avec Ankara censé "changer la donne" face à l'afflux de migrants vers l'Europe, avec sur la table la proposition détonante de renvoyer en Turquie tous les migrants traversant la mer Egée, y compris les Syriens.

Ce nouveau sommet entre les dirigeants des 28 et la Turquie, achevé dans la nuit de lundi à mardi après des discussions laborieuses, a abouti sur la promesse d'ultimes tractations, avec en point de mire un prochain sommet prévu les 17 et 18 mars à Bruxelles.

"Le temps des migrations irrégulières en Europe est révolu", s'est félicité le président du Conseil européen, Donald Tusk, malgré l'absence d'accord global après plus de 12 heures de réunion.

Les propositions de la Turquie

Ankara a créé la surprise en mettant sur la table de nouvelles propositions - fortement suggérées par l'Allemagne et la Commission européenne, selon certains participants - mais aussi de nouvelles exigences, devant des Européens cherchant désespérément une solution à la crise migratoire.

La Turquie a notamment demandé trois milliards d'euros d'aide européenne supplémentaire, en plus de trois milliards déjà promis, pour mieux accueillir et intégrer sur son sol les réfugiés syriens (2,7 millions actuellement). Elle veut surtout l'accélération des négociations pour supprimer "d'ici juin" les visas pour les Turcs circulant dans l'espace Schengen.

Et dans la perspective d'adhérer à l'UE, "nous voulons que cinq chapitres de négociations soient ouverts aussi vite que possible", a insisté le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

A.-F. L. avec AFP