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Un sommet de l'UE pour stopper les migrants

Un camp de migrants près de la frontière entre la Grèce et la Macédoine

Un camp de migrants près de la frontière entre la Grèce et la Macédoine - Louisa Gouliamaki - AFP

Réunis en sommet ce lundi, les membres de l'Union Européenne risquent d'opter pour la fermeté pour répondre à la crise migratoire. La fermeture de la "route des Balkans" pourrait être décidée.

Opter pour la fermeté. Les 28 vont partager ce lundi un déjeuner de travail avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu car l'Union européenne entend faire pression sur la Turquie pour qu'elle l'aide à maîtriser la crise migratoire. Le chef du gouvernement turc était à Bruxelles dès dimanche soir pour "préparer le sommet" à huis clos avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

D'après Le Figaro, qui a pu consulter le projet de conclusions qui sera soumis au sommet de ce lundi, l'UE veut "fermer la route des Balkans". Le titre explique que les ambassadeurs des 28 pays ont d'ores et déjà approuvé ce texte par lequel l'UE s'engage aussi à soutenir la Grèce. "Des renforts de policiers et de garde-frontières venus du reste de l'UE" sont prévus sur place d'ici la fin du mois de mars, selon Le Figaro.

Fin des contrôles frontaliers dans l'UE

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, envisage d'appliquer à la lettre les accords de libre circulation de Schengen, en ne laissant entrer en Grèce que les personnes qui déposent une demande d'asile. Ce qui doit permettre de lever d'ici fin 2016 les contrôles frontaliers décidés unilatéralement à l'intérieur de l'UE, puis d'expulser tous les "migrants économiques" vers la Turquie qui les renverra vers leur pays d'origine. Reste à convaincre Ankara de tenir ses promesses, en mettant en oeuvre dès le 1er juin un accord de "réadmission" en Turquie des migrants irréguliers.

"On peut réduire le flux par des retours à grande échelle et rapides de tous les migrants" déboutés de leur demande d'asile, a plaidé Donald Tusk.

Au moins 18 migrants sont encore morts ce dimanche dans un naufrage au large de la station balnéaire de Didim, dans le sud-ouest de la Turquie. Plus de 30.000 migrants demeurent bloqués en Grèce dans des conditions misérables.

A. D. avec AFP