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Turquie

Génocide arménien: Aznavour trouve que "les choses évoluent avec le peuple turc"

François Hollande et Charles Aznavour

François Hollande et Charles Aznavour - Ian Langsdon AFP

Le chanteur à la renommée internationale se montre optimiste quant au peuple turc, mais n'hésite pas à dire tout le mal qu'il pense du gouvernement, qui refuse toujours de parler de "génocide" arménien. Vendredi, Charles Aznavour sera aux côtés de François Hollande à Erevan, pour le centenaire du génocide.

A 90 ans, Charles Aznavour est prêt à en découdre avec le président turc, Recep Erdogan. Selon le chanteur, ce dernier "a la tête dure, mais moi aussi. J'aimerais bien le rencontrer", a-t-il annoncé, interrogé par BFMTV à Erevan, en Arménie, où il se recueillera vendredi avec François Hollande au mémorial du génocide arménien.

Le chanteur n'est pas tendre pour le dirigeant turc, qui maintient que le massacre du peuple arménien en 1915, où plus d'un million de personnes ont été tuées, n'est pas un génocide. Une position dans laquelle le soutient Barack Obama, mais pas la France, qui a reconnu le génocide arménien, tout comme la Russie. Vladimir Poutine et François Hollande seront donc présents au mémorial d'Erevan.

"C'est lourd, la tâche du sang"

Charles Aznavour garde espoir, et estime que "les choses évoluent avec le peuple turc", faisant référence à un mouvement grandissant de Turcs appelant à la reconnaissance du génocide. Charles Aznavour a souvent pris la parole pour que le génocide arménien prenne une place plus importante dans le débat public, notamment en jouant dans le film Ararat, en 2002.

S'il dit ne pas avoir "de messages pour les Turcs, tout comme je ne donne pas de consigne de vote", sa position est claire: "Un jour, ils feront ce qu'il faut. Ils en auront marre d'être montrés du doigt. C'est une tâche trop lourde, la tâche du sang", assène-t-il.

J.S