BFMTV

Syrie: le régime et l'armée russe frappent toujours plus fort sur Alep

Des habitations bombardées le 23 septembre 2016 à Alep, en Syrie

Des habitations bombardées le 23 septembre 2016 à Alep, en Syrie - Thaer Mohammed - AFP

Depuis lundi, les bombardements du régime et de l'armée russe s'intensifient sur Alep. Samedi, au moins 25 personnes sont mortes. Les secouristes peinent à venir en aide aux blessés et le réseau d'eau courante a été coupé.

Les attaques contre les zones rebelles d'Alep sont de plus en plus intenses. Depuis lundi, le régime de Bachar al-Assad et l'armée russe bombardent les quartiers rebelles d'Alep, sévèrement touchés ce samedi. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, 25 personnes sont mortes. Vendredi, au moins 47 civils dont sept enfants avaient été tués dans les bombardements, selon l'OSDH. 

Cette semaine, plusieurs réunions ont eu lieu à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, pour trouver un accord de cessez-le-feu. Mais Russes et Américains ont été incapables de s'entendre. 

Raids de l'aviation russe

Au moins sept civils, parmi les rares à s'aventurer dehors à la recherche de nourriture, ont été fauchés par une bombe dans un quartier rebelle alors qu'ils faisaient la queue pour acheter du yaourt, selon l'OSDH. Le correspondant de l'AFP a décrit une scène tragique, avec une mare de sang et des parties de corps déchiquetées sur le sol. Les cliniques étaient débordées par l'arrivée des nombreux blessés.

L'Observatoire a fait état de raids de l'aviation russe et du largage de barils d'explosifs par les hélicoptères du régime pour la seconde nuit consécutive après l'annonce jeudi soir par Damas d'une vaste offensive visant à reprendre les secteurs rebelles, assiégés par les forces gouvernementales.

Les secouristes dépassés

Ajoutant à leurs souffrances, les près de deux millions d'habitants d'Alep étaient privés d'eau samedi, conséquence des frappes de la nuit, selon l'ONU.

Les "Casques blancs", les secouristes en zone rebelle, étaient totalement dépassés par l'ampleur des bombardements. Ils ont indiqué qu'il ne leur restait désormais que deux camions de pompiers pour porter secours à l'ensemble des quartiers insurgés. 

Les ambulances rencontrent en outre de plus en plus de difficultés pour circuler en raison notamment du manque de lumière -dû aux coupures de courant-, et de carburant ainsi qu'aux gravats dans les rues, qui rendent inaccessibles certains secteurs.

Alep, principale ville du nord du pays, est un enjeu majeur de la guerre en Syrie qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011 et engendré la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

M.L. avec AFP