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Syrie: Bachar al-Assad est sûr de remporter l'élection présidentielle

Des affiches à l'effigie du président syrien Bachar al-Assad, candidat à sa réélection, le 1er juin sur un marché de Damas.

Des affiches à l'effigie du président syrien Bachar al-Assad, candidat à sa réélection, le 1er juin sur un marché de Damas. - -

Les Syriens sont appelés aux urnes, ce mardi, pour l'élection présidentielle organisée par le régime de Bachar al-Assad, et qui devrait sans nul doute mener à sa réélection, dans un pays toujours miné par la guerre civile .

Les bureaux de vote ont ouvert ce mardi matin à 7 heures locales (4 heures GMT) en Syrie, en vue de la présidentielle controversée organisée par le régime et que Bachar al-Assad est assuré de remporter face à deux candidats inconnus. Au nombre de 9.000, les bureaux de vote fermeront à 19 heures locales ce mardi. Dès l'ouverture, des files d'attente se formaient devant les bureaux de vote de la capitale, Damas, où les rues sont placardées d'affiches à la gloire de Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000. Selon la télévision d'Etat, le président syrien s'est déplacé pour voter dans la matinée, dans le bureau de vote du quartier résidentiel de Malki, dans le centre de Damas.

La presse syrienne a évoqué un plan de sécurité en place depuis dimanche "pour protéger" les bureaux de vote dans les zones sous contrôle du gouvernement, où se tient le vote, indiquant que l'armée et les forces de sécurité étaient "en état d'alerte maximale". Ainsi, les votants sont fouillés, les forces du régime craignant des attaques rebelles.

Observateurs iraniens, russes et nord-coréens

Selon le ministère de l'Intérieur, plus de 15 millions de Syriens sont appelés aux urnes pour ce scrutin organisé dans les zones contrôlées par le régime et dénoncé comme une "parodie de la démocratie" par l'opposition et les pays occidentaux. Des observateurs iraniens, russes et même nord-coréens supervisent le scrutin, où deux candidats peu connus, Maher al-Hajjar et Hassan al-Nouri, servent de faire-valoir au chef de l'Etat, glorifié sur affiches géantes et clips télévisés.

Le scrutin a lieu dans un pays à feu et à sang. La guerre civile qui ravage la Syrie depuis début 2011 a fait plus de 160.000 morts. Quelque 2.000 civils ont été tués par des raids aux barils d'explosifs depuis janvier sur les bastions rebelles à Alep (nord) alors que de violents combats se poursuivent dans le centre, près de Damas ou dans le sud du pays. Le clan Assad dirige la Syrie d'une main de fer depuis plus de 40 ans, durant lesquelles il a muselé toute dissidence et écrasé dans le sang un soulèvement des Frères musulmans dans les années 1980.

A.S. avec AFP