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La Syrie demande à l’ONU d’empêcher "toute agression"

Le régime de bachar al-Assad demande à l'ONU de prévenir toute intervention

Le régime de bachar al-Assad demande à l'ONU de prévenir toute intervention - -

Le gouvernement syrien a demandé à Ban Ki-moon de tenter d'éviter une agression contre son pays.

Le gouvernement syrien a demandé au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, d'oeuvrer en vue d'"empêcher toute agression contre la Syrie", a rapporté lundi l'agence officielle Sana.

"Le gouvernement syrien appelle le secrétaire général de l'ONU à assumer ses responsabilités (...) et à mener des efforts en vue d'empêcher toute agression contre la Syrie et aller de l'avant vers une solution politique pacifique de la crise syrienne", a indiqué le délégué permanent de la Syrie aux Nations unies, Bachar al-Jaafari, dans une lettre adressée à Ban Ki-moon.

"Le Conseil de sécurité de l'ONU (...) doit empêcher tout usage inconsidéré de la force de manière contraire à la légalité internationale", poursuit la lettre.

Damas nie être à l'origine des attaques chimiques

"Le monde s'attendait à ce que les Etats-Unis jouent leur rôle de parrain de la paix (..) en préparant avec sérieux la conférence de Genève sur la Syrie, et non comme un pays qui a recours à la force militaire contre ceux qui s'opposent à sa politique", affirme encore Bachar al-Jaafari, tout en niant le rôle de son régime dans les attaques chimiques du 21 août.

Pourtant, selon les autorités françaises, leur origine ne fait aucun doute. Le gouvernement se préparerait, deux jours avant une session extraordinaire au Parlement, à dévoiler des documents prouvant la responsabilité du régime syrien.

Intervention retardée

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a assuré pour sa part que les Etats-Unis avaient reçu et analysé des échantillons prouvant l'utilisation de gaz sarin et a attribué la responsabilité de cette attaque au régime de Damas.

L'intervention en Syrie semble pour l'instant retardée, car le président des Etats-Unis, Barack Obama, a demandé l'aval du Congrès américain avant de mener des frappes.

De leur côté la Chine, et surtout la Russie, s'opposent à toute intervention militaire. Le régime de Vladimir Poutine a indiqué lundi que des frappes américaines en Syrie pourraient "reporter pour longtemps, voire à jamais" la tenue d'une éventuelle conférence de paix.

M.K. avec AFP