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Damas brandit la menace des armes chimiques

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Alors que la Syrie se dit en possession d’armes chimiques qu’elle utilisera "en cas d’agression étrangère", Frédéric Encel, professeur de géopolitique répond aux questions de BFMTV sur la possible utilisation de ces armes et sur leur portée.

Reconnaissant pour la première fois posséder un arsenal chimique, le porte-parole des Affaires étrangères syriennes Jihad Makdessi a prévenu que ces armes non conventionnelles "stockées et sécurisées sous la supervision des forces armées (...) ne seront utilisées qu'en cas d'agression étrangère". Mais Makdessi a assuré, lors d'une conférence de presse à Damas, qu'elles ne "seront jamais, jamais, utilisées contre nos citoyens, quelle que soit l'évolution de la crise". Par la suite, les Affaires étrangères ont publié une mise au point dans laquelle elles nuançaient les propos du porte-parole, soutenant que "ces armes, si elles existent, il est naturel qu'elles soient stockées et sécurisées".

Condamnations internationales

Le président américain Barack Obama a prévenu le régime Assad qu'il commettrait une "erreur tragique" et devrait rendre des comptes s'il utilisait ses armes chimiques. Pour le Pentagone, les Syriens "ne devraient même pas penser une seule seconde à faire usage d'armes chimiques". Berlin a qualifié cette menace de "monstrueuse" et Londres l'a jugée "inacceptable". Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a jugé qu'un recours aux armes chimiques par la Syrie serait "répréhensible". Israël a, quant à lui, prévenu qu'il ne pouvait pas "accepter" que des armes chimiques tombent aux mains du Hezbollah libanais, allié du régime syrien.

L'armée a repris le contrôle de Damas

Pour le chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, Abdel Basset Sayda, "un régime qui massacre les enfants et viole les femmes peut aussi bien utiliser des armes chimiques". Il a appelé la communauté internationale à empêcher une telle éventualité. Après une semaine de violents combats à Damas, des opposants de l'intérieur et les autorités, déterminées à en finir avec la révolte lancée en mars 2011, ont affirmé que l'armée avait repris le contrôle de la plus grande partie de Damas. Les opérations de l'armée se résument désormais à des perquisitions "à la recherche de terroristes cachés", d'après une source de sécurité.