BFMTV

Jérusalem: pour l'ONU, la crise sur l'esplanade des Mosquées doit être résolue d'ici vendredi

Le Dôme du Rocher de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, le 17 juillet 2017.

Le Dôme du Rocher de la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem, le 17 juillet 2017. - Thomas Coex - AFP

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU avait lieu ce lundi après plusieurs jours de violences meurtrières sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

"Il est extrêmement important qu'une solution soit trouvée à la crise actuelle d'ici vendredi de cette semaine", a déclaré l'émissaire de l'ONU chargé du Proche-Orient Nickolay Mladenov à propos de la situation sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est. 

"Les dangers vont aller en augmentant si nous passons un autre cycle de prière du vendredi sans solution à la crise", s'est-il inquiété devant des journalistes, rapporte l'AFP ce lundi soir. 

Nickolay Mladenov a expliqué avoir pressé les membres du Conseil d'user de leur influence sur Israël et sur les Palestiniens afin de les convaincre de désamorcer la situation et de maintenir l'accès des fidèles.

Le statu quo doit être "préservé"

"Il est d'une importance cruciale que le statu quo soit préservé à Jérusalem", a-t-il souligné.

L'ambassadeur israélien Danny Danon a indiqué aux journalistes que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'employait à apaiser la situation, tout en assurant que "nous ferons tout ce qui est nécessaire pour maintenir la sécurité".

De son côté, l'ambassadeur palestinien Riyad Mansour a accusé Israël de "dresser des obstacles sur le chemin des fidèles". Il a estimé que le Conseil devait exiger le retrait des détecteurs de métaux et des caméras "en totalité et sans conditions".

Le Conseil doit de nouveau se réunir mardi pour sa rencontre mensuelle consacrée au conflit israélo-palestinien. Dimanche, des responsables israéliens s'étaient dit ouverts à une modification du dispositif de sécurité controversé mis en place après une attaque ayant coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet à proximité de ce site ultra-sensible, géré par la Jordanie mais dont Israël contrôle les accès.

Des mesures de sécurité contestées

Des détecteurs de métaux ont été installés aux entrées de l'esplanade, considérée comme le troisième lieu saint de l'islam et où se situe la mosquée Al-Aqsa. Les Palestiniens craignent qu'Israël, qui contrôle l'accès au site, ne cherche à remettre en cause le statu quo en vigueur depuis plusieurs décennies sur ce site ultra-sensible.

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, réclamée par la France, l'Egypte et la Suède après la mort de cinq Palestiniens dans des violences le week-end dernier, a eu lieu ce lundi

L.A., avec AFP