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Lutte contre le jihadisme: une "troisième guerre mondiale" vue de Jordanie

C'est un terme volontairement fort: en déplacement à Washington, le ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Nasser Judeh, a comparé la lutte contre le jihadisme à "une troisième guerre mondiale".

C'est un terme volontairement fort: en déplacement à Washington, le ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Nasser Judeh, a comparé la lutte contre le jihadisme à "une troisième guerre mondiale". - Mandel Ngan - AFP

C'est un terme volontairement fort: en déplacement à Washington, le ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Nasser Judeh, a comparé la lutte contre le jihadisme à "une troisième guerre mondiale".

Le combat contre le jihadisme est "notre guerre collective en tant que communauté internationale", a déclaré ce jeudi à Washington le ministre jordanien des Affaires étrangères, en parlant de "troisième guerre mondiale".

"La menace à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui est sans précédent", a déclaré Nasser Judeh, lors d'un sommet contre la violence extrémiste auquel participent des représentants de 60 pays.

Des propos qui émanent du roi de Jordanie

"Les défis auxquels nous faisons face aujourd'hui sont ceux d'une troisième guerre mondiale", a estimé Nasser Judeh en citant les propos du roi de Jordanie. "Ces terroristes ont prouvé qu'ils n'avaient aucune limite ou inhibition dans leur brutalité, leur barbarie et leur sauvagerie. Combien de temps le monde va-t-il laisser ce phénomène grandir et s'étendre?"

La Jordanie a assisté impuissante à l'exécution d'un de ses pilotes, brûlé vif dans une cage par l'organisation jihadiste de l'Etat islamique.

Pour son chef de la diplomatie, ce genre de groupes "ne reconnaît aucune frontière, aucune religion, aucune culture, aucune ethnicité". "Chacun d'entre nous est une cible."

"C'est notre guerre en tant que musulmans, il n'y a pas de doute, c'est notre guerre collective en tant que communauté internationale", a-t-il martelé.

Des menaces potentielles partout dans le monde

Les organisations jihadistes voient affluer des milliers de combattants étrangers venus gonfler leurs rangs aussi bien en provenance de pays à majorité musulmane que des pays occidentaux. Tous ces jihadistes sont des menaces potentielles pour leurs pays d'origine lorsqu'ils y retourneront, a expliqué en substance le ministre jordanien.

Il a noté également que les organisations extrémistes fournissaient "une légitimité aux criminels partout", comme à SydneyOttawaParis ou Copenhague.

Jé. M. avec AFP