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L'Etat Islamique annonce avoir brûlé vif le pilote jordanien

Des proches du pilote réclament sa libération, en Jordanie.

Des proches du pilote réclament sa libération, en Jordanie. - Khalil Mazrawi - AFP

Dans une vidéo diffusée par l'organisation Etat islamique, un homme en combinaison orange est brûlé vif dans une cage. Après sa diffusion ce mardi, la Jordanie a confirmé qu'il s'agissait du pilote jordanien capturé en décembre, mais affirme qu'il serait mort début janvier.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a diffusé mardi une vidéo d'un homme en train d'être brulé vif dans une cage et affirmé qu'il s'agissait du pilote jordanien de 26 ans, capturé après le crash de son F-16 en Syrie le 24 décembre. Maaz al-Kassasbeh menait un raid sur des positions de l'EI dans le cadre de la coalition internationale anti-jihadistes lorsqu'il a été capturé.

Sur les images insoutenables de cette vidéo de 22 minutes, on voit un homme portant une tenue orange enfermé dans une cage en fer et les flammes qui consument ses vêtements jusqu'à ce qu'il devienne une boule de feu.

L'EI réclamait une prisonnière

La Jordanie avait affirmé dimanche sa détermination "à tout faire" pour sauver la vie de son pilote prisonnier et avait également "vivement" condamné l'exécution, la veille par l'EI, d'un second otage japonais, capturé en Syrie.

Daech avait déclaré dimanche que l'otage jordanien serait exécuté si une prisonnière irakienne, détenue en Jordanie, n'était pas libérée d'ici jeudi. Mais le gouvernement jordanien avait demandé une preuve que le pilote était toujours en vie avant d'agir.

La mort pourrait dater de début janvier

Mais la télévision officielle jordanienne annonce aujourd'hui que la vidéo montrerait bien la mort du pilote, mais qu'elle daterait d'il y a plus d'un mois.

Selon la correspondante du Washington Post au Moyen Orient, un responsable de l'EI, capturé par la résistance syrienne, avait annoncé que le pilote avait été brûlé il y a plus d'un mois, information que la résistance n'avait pas pu vérifier. Mais elle précise toutefois que la mort de l'otage peut avoir eu lieu plus tard.

J.S avec AFP