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L'Etat islamique soupçonné de trafic d'organes humains

Capture d'écran d'une vidéo mise en ligne en juin 2014 montrant des combattants de l'Etat islamique en parade à Mossoul, en Irak.

Capture d'écran d'une vidéo mise en ligne en juin 2014 montrant des combattants de l'Etat islamique en parade à Mossoul, en Irak. - Youtube - AFP

Selon l'ambassadeur des Nations unies en Irak, l'organisation terroriste Etat islamique se livrerait à des prélèvements d'organes sur ses victimes, et se servirait de cette pratique comme énième moyen de financement.

L'Etat islamique a-t-il franchi un nouveau pas dans l'horreur? Selon l'ambassadeur des Nations unies en Irak, Mohamed Alhakim, l'organisation jihadiste se livrerait à des activités de trafic d'organes humains pour se financer, rapportent plusieurs médias américains, ce mercredi.

Des corps aux organes prélevés

Assurant que plusieurs corps présentant des entailles chirurgicales ont été retrouvés dans des charniers au cours des dernières semaines, sur lesquels les reins et d'autres parties du corps avaient été prélevés, Mohamed Alhakim a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'enquêter sur la question.

"Nous avons des corps. Venez et examinez-les", a-t-il par ailleurs lancé à des journalistes. "Il est clair qu'il manque certaines parties".

Des médecins exécutés?

Toujours selon lui, au moins une douzaine de médecins auraient été exécutés à Mossoul, l'une des villes d'Irak dont s'est emparé l'Etat islamique (EI), pour avoir refusé de participer à ces prélèvements d'organes.

L'émissaire sortant de l'ONU en Irak, Nikolay Mladenov, a récemment indiqué au Conseil de sécurité que les allégations concernant un possible trafic d'organes humains développé par l'EI comme moyen de financement parmi les autres sont en augmentation.

Un rapport de l'ONU publié début février accusait le groupe jihadiste de commettre des atrocités sur des enfants irakiens, notamment issus des minorités kurde et yazidi, et de recruter des mineurs pour en faire des combattants, des kamikazes et des boucliers humains.

Adrienne Sigel