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Le tombeau du Christ restauré sera inauguré mercredi à Jérusalem

Le Saint-Sépulcre photographié après sa restauration, le 20 mars 2017.

Le Saint-Sépulcre photographié après sa restauration, le 20 mars 2017. - Gali TIBBON / AFP

Après neuf mois de travaux et 3,7 millions d'euros dépensés, le Saint-Sépulcre va être officiellement inauguré.

Le tombeau du Christ ressuscité. Après neuf mois d'une délicate restauration et plus de 3,7 millions d'euros dépensés, le tombeau censé abriter la dépouille de Jésus Chirst va être officiellement inauguré. La cérémonie prendra place mercredi 22 mars, à Jérusalem. Elle conviera des responsables politiques et religieux, dont un représentant du pape François le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople, primat de l'Eglise orthodoxe.

Ce vaste projet de rénovation avait débuté en mai. Une cinquantaine spécialistes grecs ont reconstruit l'édicule de marbre qui était soutenu depuis des dizaines d'années par une structure métallique à la suite d'un tremblement de terre.

L'édicule dressé sous la coupole de l'église sur le site de la grotte où, selon la tradition chrétienne, fut déposé le corps du Christ après sa mort, devait être démonté et reconstruit à l'identique, avait indiqué la Custodie (province religieuse).

La pierre tombale n'avait pas été déplacée depuis 1810

La restauration a permis de mettre à jour des détails originaux de ce petit édifice. Elle a aussi permis à des scientifiques d'ouvrir pour la première fois depuis au moins deux siècles le lieu considéré comme sacré par les chrétiens.

La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux en octobre. C'était la première fois que cette pierre tombale était ainsi soulevée depuis au moins l'année 1810, lorsque de précédents travaux de restauration avaient été entrepris à la suite d'un incendie.

Les travaux seront financés par les trois principales confessions chrétiennes du Saint-Sépulcre (Grecs-Orthodoxes, Franciscains, Arméniens) ainsi que par des contributions publiques et privées.

David Namias et AFP