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Israël sous tension après une vague d'agressions au couteau

Des soldats israéliens devant un détecteur de métaux venant d'être installé, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 8 octobre.

Des soldats israéliens devant un détecteur de métaux venant d'être installé, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 8 octobre. - Gali Tibbon - AFP

Les attaques à l'arme blanche contre des Israéliens se multiplient depuis une semaine en Israël, avec quatre nouveaux incidents qui ont fait sept blessés jeudi, créant un climat de grande nervosité dans le pays.

La tension est au plus haut en Israël. Les attaques à l'arme blanche contre des Israéliens se se multiplient depuis quelques jours, et se sont encore propagées jeudi avec quatre nouveaux incidents qui ont fait sept blessés, tandis que deux Palestiniens ont été tués dans l'escalade des violences.

Sept personnes blessées jeudi

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré en soirée qu'Israël était confronté à une "vague de terrorisme", principalement non organisée mais selon lui favorisée par les incitations à la haine de la part de l'Autorité Palestinienne, du mouvement islamiste Hamas ou certains pays régionaux. S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a promis d'agir avec "détermination" face aux violences, mais reconnu qu'il n'y avait pas de "solution magique" pour les combattre.

Sept personnes ont été blessées jeudi à l'arme blanche à Jérusalem, Tel-Aviv, dans le nord d'Israël et près d'une colonie de Cisjordanie occupée, selon la police et l'armée israéliennes. L'un des agresseurs a été abattu, deux autres arrêtés tandis que le troisième est en fuite. Un Palestinien a par ailleurs été tué par les forces de sécurité israéliennes à Jérusalem-Est lors de heurts liés à l'une de ces agressions.

Neuf attaques en l'espace de six jours

Depuis le 3 octobre, neuf attaques de ce genre, principalement de la part de jeunes Palestiniens, ont fait deux morts et treize blessés israéliens ou juifs. Quatre des assaillants présumés ont été tués. Avant les incidents de jeudi, trois attaques avaient déjà eu lieu mercredi, poussant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à demander aux Israéliens de se tenir en "état d'alerte maximale". 

De fait, la méfiance est grandissante chez les Israéliens. Ainsi, un appel signalant à la police un individu suspect tenant un objet ressemblant à un couteau à Jérusalem-Ouest a déclenché une forte mobilisation policière. Jeudi, Israël a commencé à installer des détecteurs de métaux dans la Vieille ville de Jérusalem, haut lieu de religion et de tourisme.

Habituellement grouillante, la Vieille ville située à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, n'était arpentée jeudi que par des centaines de policiers ainsi que des touristes et pèlerins. 

Tension maximum

Les violences suscitent depuis une semaine des comparaisons avec les Intifadas de 1987 et 2000. Les Palestiniens, souvent des jeunes, laissent exploser leur colère contre des décennies d'occupation. Depuis le 1er octobre, date du meurtre de deux colons en Cisjordanie, les violences ont tué quatre Israéliens et sept Palestiniens dont quatre assaillants présumés.

Les confrontations entre lanceurs de pierres palestiniens et soldats ou policiers israéliens en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est se multiplient ainsi que les représailles mutuelles entre Palestiniens et colons en Cisjordanie.

Une femme palestinienne passe devant un check point israélien, le 8 octobre, dans la Vieille ville de Jérusalem.
Une femme palestinienne passe devant un check point israélien, le 8 octobre, dans la Vieille ville de Jérusalem. © Menahem Kahana - AFP

Face à l'escalade des violences, Benjamin Netanyahu a interdit aux députés et aux ministres de se rendre sur l'esplanade des Mosquées mais les élus arabes du Parlement, solidaires des Palestiniens, ont décidé de défier l'interdit.

Le contrôle de l'esplanade, lieu saint pour les musulmans et les juifs, constitue un facteur primordial de tensions. Israël a annoncé interdire de nouveau l'accès de l'esplanade des Mosquées aux hommes de moins de 50 ans pour la grande prière hebdomadaire musulmane de vendredi. De telles restrictions d'âge visent à réduire le risque de heurts sur ou aux abords immédiats de l'esplanade.

A.S. avec AFP