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Présidentielle en Iran: le dépôt des candidatures a débuté

Rassoul Allahyari pose avec le portrait du Président sortant Mahmoud Ahmadinejad, alors qu'il dépose sa candidature à la prochaine élection présidententielle au ministère de l'Intérieur, le 7 mai 2013.

Rassoul Allahyari pose avec le portrait du Président sortant Mahmoud Ahmadinejad, alors qu'il dépose sa candidature à la prochaine élection présidententielle au ministère de l'Intérieur, le 7 mai 2013. - -

Les candidats à la succession du président Mahmoud Ahmadinejad ont commencé à s'inscrire mardi en vue de l'élection du 14 juin. Les conservateurs semblent en position de force.

Il n'y aura pas de 3e mandat pour Mahmoud Ahmadinejad. C'est la Constitution qui l'exige. Les candidats à sa succession ont commencé à s'inscrire mardi en vue de l'élection du 14 juin en Iran, un scrutin pour lequel les conservateurs semblent en position de force et dont la campagne devrait être dominée par la crise économique.

Le second mandat du président sortant, le conservateur Mahmoud Ahmadinejad, a été marqué par une vague de protestations à sa réélection en juin 2009 et par des relations parfois difficiles avec le Guide suprême Ali Khamenei et le Parlement dominé par les ultra-conservateurs.

Des élections sous surveillance

Le pouvoir a mis en garde contre toute contestation des résultats comme en 2009. Les manifestations d'une ampleur sans précédent en République islamique contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, avaient alors été réprimées par le pouvoir qui avait dénoncé un complot soutenu par l'étranger.

Cette année-là, les deux candidats réformateurs, l'ex-Premier ministre Mir Hossein Moussavi et l'ancien président du Parlement Mehdi Karoubi, avaient appelé à manifester en dénonçant des fraudes massives lors du scrutin. Ils se trouvent aujourd'hui en résidence surveillée.

Les inscriptions pour le scrutin du 14 juin dureront jusqu'à samedi. Le ministre de l'Intérieur, Mostafa Mohammad Najar, a appelé les candidats à "ne pas attendre le dernier moment pour s'inscrire et à éviter de faire campagne" avant la décision finale du Conseil des Gardiens de la constitution.

Ce Conseil, organe de supervision des élections contrôlé par les conservateurs religieux, aura jusqu'au 23 mai pour annoncer la liste des candidats éligibles qui auront trois semaines pour faire campagne.

Beaucoup de conservateurs en lice

De nombreux conservateurs ont annoncé leur volonté de participer au prochain scrutin. Parmi eux, figure l'ex-ministre des Affaires étrangères (1981-1997) et conseiller pour les affaires internationales du Guide suprême Ali Akbar Velayati. Il s'est allié avec Mohammad Bagher Qalibaf, maire de Téhéran, et Gholam-Ali Hadad Adel, ex-président du Parlement dans une "Coalition pour le progrès".

Le camp présidentiel devrait soutenir un proche collaborateur de Mahmoud Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaie. Mais, accusé de "déviationnisme" et de vouloir promouvoir le nationalisme iranien, ce dernier pourrait ne pas être approuvé par le Conseil des Gardiens, selon les experts.

Dans le camp réformateur et modéré, Hassan Rohani, négociateur nucléaire sous Mohammad Khatami, a fait acte de candidature dès mardi. L'ancien vice-président Mohammad Reza Aref devrait faire de même.


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C.P. avec AFP