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Le Premier ministre irakien proclame la victoire dans Mossoul "libérée"

Mossoul a été repris selon le Premier ministre irakien

Mossoul a été repris selon le Premier ministre irakien - DIMITAR DILKOFF / AFP

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi "arrive dans la ville libérée de Mossoul et félicite les combattants héroïques et le peuple irakien pour cette victoire majeure", indique un communiqué.

Lancée le 17 octobre, la reconquête de Mossoul est arrivée à son terme ce dimanche. Le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a proclamé la victoire dans Mossoul "libérée" à l'issue d'une bataille de près de neuf mois contre les jihadistes du groupe État islamique (EI), a indiqué son bureau dans un communiqué.

Haïdar al-Abadi "arrive dans la ville libérée de Mossoul et félicite les combattants héroïques et le peuple irakien pour cette victoire majeure", indique le communiqué. La reconquête de Mossoul, dont l'EI avait fait son principal bastion en Irak, est la plus importante victoire de l'Irak face à l'EI depuis que le groupe extrémiste sunnite s'était emparé en 2014 de vastes portions du territoire irakien.

Elle intervient au terme d'une offensive lancée le 17 octobre par les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Cette campagne a toutefois entraîné une crise humanitaire majeure, marquée par la fuite de centaines de milliers de civils selon l'ONU.

Mossoul avait une dimension très symbolique pour l'EI: son chef Abou Bakr al-Baghdadi y avait fait en juillet 2014 son unique apparition publique après avoir proclamé un "califat" sur les vastes territoires conquis par le groupe jihadiste en Irak et en Syrie. La reprise de la grande ville du nord de l'Irak ne marque pas pour autant la fin de la guerre contre le groupe ultraradical, responsable d'atrocités dans les zones sous son contrôle et d'attentats meurtriers dans le monde. L'EI contrôle toujours quelques zones en Irak et des territoires dans l'est et le centre de la Syrie, où son fief Raqa est assiégé par des forces soutenues par Washington. 

P.L avec AFP