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Bagdad: 64 morts dans un attentat revendiqué par Daesh

Un membre des forces de sécurité irakiennes monte la garde, alors que les civils regardent les dégâts causés par l'attaque de Daesh, dans un marché de Bagdad, le 11 mai 2016.

Un membre des forces de sécurité irakiennes monte la garde, alors que les civils regardent les dégâts causés par l'attaque de Daesh, dans un marché de Bagdad, le 11 mai 2016. - AHMAD AL-RUBAYE / AFP

64 personnes ont été tuées ce mercredi dans un attentat ayant visé un marché à Bagdad, et revendiqué par le groupe jihadiste Daesh.

Un attentat qui a visé un marché bagdadien, ce mercredi, a été perpétré à l'aide d'une voiture piégée, qui a explosé non loin du grand quartier chiite Sadr City. Cette attaque, portant la marque de Daesh, a fait jusqu'ici 82 morts. 

Attaque à une heure d'affluence

Cet attentat est le plus meurtrier depuis le début de l'année à Bagdad, où Daesh vise fréquemment les lieux publics des quartiers majoritairement chiites. Son bilan pourrait s'aggraver car l'explosion du véhicule piégé a fait également 82 blessés, selon un dernier bilan de sources médicales et de sécurité. L'explosion a été déclenchée à une heure d'affluence, à 10h heure locale, à proximité d'un marché du grand quartier chiite Sadr City, dans le nord de la capitale. L'incendie s'est rapidement propagé à des échoppes, dont les devantures ont volé en éclats.

Daesh présente son kamikaze

"Un camion a tenté d'abord de pénétrer dans le marché mais les policiers lui ont interdit de s'approcher et ont demandé au conducteur de rebrousser chemin. Mais le camion a trouvé une autre entrée et a explosé. Les gens et les vendeurs ici sont des civils innocents", a indiqué un témoin, Abou Ali. Quelques heures plus tard, Daesh a annoncé dans un communiqué mis en ligne sur internet qu'un kamikaze, identifié comme Abou Souleimane al-Ansari, avait fait exploser le véhicule piégé. Sur les lieux de l'attentat, des dizaines d'Irakiens ont manifesté leur colère et leur exaspération en dénonçant l'inaction du gouvernement et des politiciens face au groupe ultra-radical sunnite.

"Les politiciens sont responsables de l'explosion et les gens sont les victimes de leurs querelles. Les politiciens disent que l'armée et les forces de l'ordre ne font pas leur travail suffisamment bien, mais en fait ce sont eux les responsables", s'est insurgé Abou Ali.

A.M avec AFP